Avec la réélection de Donald Trump, une ploutocratie de milliardaires est en passe de prendre le contrôle de l’État américain. Tous, à l’instar d’Elon Musk, sont issus de ce capitalisme de rente né après la crise financière de 2008. La confrontation avec les intérêts privés semble inévitable.
La monnaie brésilienne a perdu près de 25 % de sa valeur depuis un an et l’ensemble des marchés brésiliens est déstabilisé. Le secteur financier exige une politique d’austérité alors que Lula a relancé la croissance par la dépense publique. Un bras de fer très politique.
Le Parlement européen décerne ce mardi son prix prestigieux à l’opposition vénézuélienne, au moment où le candidat Edmundo González, en exil à Madrid, assure vouloir se rendre à Caracas le 10 janvier pour être investi président.
Le moratoire sur le soja, en place depuis 2006 au Brésil, est menacé par une loi votée dans l’État du Mato Grosso, l’un des principaux producteurs mondiaux. Différents lobbys se sont organisés pour soutenir cette loi qui met en péril la protection de la forêt amazonienne.
Un an après son arrivée au pouvoir, le président argentin Javier Milei défend un bilan économique qu’il veut flatteur. Mais la réalité est celle d’une récession violente, qui a placé dans la pauvreté un Argentin sur deux afin de développer une logique extractiviste néocoloniale.
Un an après l’investiture du président à Buenos Aires, le scénario d’une destitution rapide s’est éloigné. Le libertarien profite des hésitations et fragmentations de l’opposition. Son avenir politique à court terme reste lié à sa capacité de freiner l’inflation.
À sept semaines de la fin de son mandat, le président sortant a accordé sa grâce à son fils. Si Hunter Biden échappera à la prison, son père a rompu sa promesse de ne pas privilégier sa famille, lui qui avait affirmé que personne n’est au-dessus des lois.
Stratège des mouvements sociaux et de la gauche pro-Bernie Sanders, Jonathan Smucker évoque la défaite de Kamala Harris. Et s’interroge sur les modes d’action des militants démocrates, qui n’ont pas su réorienter leur parti vers la justice sociale et les classes populaires.
Dès son arrivée à la Maison-Blanche, le futur président états-unien veut imposer 25 % de droits de douane sur les importations en provenance du Mexique et du Canada, ainsi qu’une taxe de 10 % supplémentaire sur les produits chinois. La politique du bras de fer est de retour.
À 57 ans, Yamandú Orsi, prochain président du petit pays d’Amérique du Sud, vient des rangs du Mouvement de participation populaire. Adoubé par l’ancien chef d’État, le populaire José Mujica, il entend maintenir de bonnes relations avec l’Argentine voisine de Javier Milei.
Donald Trump a promis le « retour d’un nouvel âge d’or » pour les États-Unis. Sa référence pourrait bien être la période du « Gilded Age » de 1870 à 1900 où l’économie était dérégulée, derrière des droits de douane exorbitants, pour le plus grand bonheur des oligarques.
Le président élu avait pris ses distances pendant la campagne avec le « Projet 2025 », une plateforme réactionnaire créée par des proches. Mais, sitôt élu, il vient de nommer un de ses principaux rédacteurs, Russell Vought, à un poste stratégique à la Maison-Blanche.
Retranché dans son palais de Floride où défile le gratin républicain, Donald Trump préfigure son gouvernement en récompensant amis et affidés, ses propres avocats, des stars de la télé, des patrons, et des hommes accusés de violences sexuelles.
Avant son investiture, le nouveau président américain doit choisir ministres, conseillers, ambassadeurs ou directeurs d’agences fédérales. Tour d’horizon de ces personnalités amenées à jouer un rôle de premier plan dans les quatre années qui viennent.
Donald Trump n’en fait pas mystère : il veut supprimer le ministère de l’éducation, conforter les opérateurs privés et en finir avec la lutte contre les discriminations à l’école. Mais dans un système très décentralisé, le président élu n’a pas tous les pouvoirs.
Le Parti républicain a conservé sa majorité à la Chambre des représentants à l’issue des élections du 5 novembre, une victoire qui assurera à Donald Trump une maîtrise confortable des leviers du pouvoir pour son retour à Washington en janvier 2025.