Depuis trente ans, le cinéaste, ancien militant communiste, ancre la plupart de ses films à la campagne, avec des personnages de tous âges et de toutes sexualités. Son dernier film, « Miséricorde », un polar tragique dans les Cévennes, est en salles depuis mercredi. Alain Guiraudie est l’invité d’« À l’air libre ».
À l’heure de la liquidation judiciaire de Maugein, la plus ancienne fabrique d’accordéons française, la ville de Tulle, en Corrèze, voudrait faire vivre et évoluer l’instrument, tout en retraçant son histoire. Objectif : conquérir un nouveau public.
« Futurisme du Golfe » : ce concept récent recouvre aussi bien l’idéologie de développement hypermoderniste caractéristique des pays du Golfe persique que les pratiques artistiques qui en questionnent les effets. Analyse.
De la bombe atomique aux centrales nucléaires, la radioactivité est bien plus qu’une technologie révolutionnaire : c’est un nouvel état du monde, synonyme de temps infini, de fascination démiurgique et d’angoisses existentielles. Le musée d’Art moderne de la ville de Paris y consacre une exposition remarquable.
Notre podcast culturel est consacré à « Dämon. El funeral de Bergman » signé Angélica Liddell, « Sur tes traces » de Gurshad Shaheman et Dany Boudreault, et « Tenir debout » de Suzanne de Baecque.
La présentation simultanée de « Dämon » d’Angélica Liddell, au théâtre de l’Odéon, et de l’exposition « Le Dibbouk », au musée d’art et d’histoire du judaïsme à Paris, crée un télescopage vertigineux. Pour qui sont tous ces spectres qui sifflent sur vos têtes ?
Créatrice en 1974 des concerts du dimanche matin, Jeanine Roze abandonnera en juin 2025 ce rendez-vous à la fois mélomane et populaire, cette entreprise privée aux missions de service public. Un tel tour de force repose sur une femme au parcours symptomatique. Rencontre.
Le CAPC a commémoré samedi et dimanche les 200 ans de son bâtiment, qui fut un entrepôt de denrées du temps où la ville était un port négrier. Après avoir longtemps traîné, le musée commence à se confronter à son passé, sous la pression de la société civile.
Au palais Garnier, le metteur en scène Barrie Kosky monte gaiement « Les Brigands » de Jacques Offenbach, faisant souffler sur la scène une folie queer. Marrade conscientisée garantie au moment même de l’annonce du gouvernement Barnier.
Dans « Le Procès du chien », son premier film en tant que réalisatrice, la comédienne met en scène le procès d’un chien menacé d’euthanasie pour avoir grièvement mordu une femme. Plus qu’une simple comédie, un film politique sur des luttes enchevêtrées.
Le podcast culturel de Mediapart est consacré à « Ma vie, ma gueule » de Sophie Fillières, « Emilia Pérez » de Jacques Audiard et à la saison 2 d’« En place » signée François Uzan et Jean-Pascal Zadi.
Comment et pourquoi rendre l’art pillé lors de la colonisation ? C’est le sujet de « Dahomey », le film de Mati Diop qui sort en salles mercredi 11 septembre. La cinéaste est l’invitée d’« À l’air libre », l’émission d’actualité de Mediapart.
Dans « Dahomey », primé à la Berlinale et en salles mercredi 11 septembre, Mati Diop décrit les étapes de la restitution de vingt-six objets pillés par la France en 1892 dans l’actuel Bénin. Elle signe un film de fantômes qui libère le regard porté sur ces œuvres.
Le musée d’ethnographie de Genève met au jour ses errements passés, dans une exposition stimulante consacrée au rôle joué par la ville suisse dans le monde colonial. Et envisage, sur un registre apaisé, la restitution de pans de sa collection.
Après l’échec de « Garçon », Claude Sautet va revoir sa façon de faire du cinéma. En changeant de scénaristes et en s’intéressant à des acteurs et des actrices plus jeunes, il va épurer son style, être encore plus pointu dans son analyse des rapports humains. Ses trois derniers films sont bouleversants.