Comment et pourquoi rendre l’art pillé lors de la colonisation ? C’est le sujet de « Dahomey », le film de Mati Diop qui sort en salles mercredi 11 septembre. La cinéaste est l’invitée d’« À l’air libre », l’émission d’actualité de Mediapart.
Dans « Dahomey », primé à la Berlinale et en salles mercredi 11 septembre, Mati Diop décrit les étapes de la restitution de vingt-six objets pillés par la France en 1892 dans l’actuel Bénin. Elle signe un film de fantômes qui libère le regard porté sur ces œuvres.
Le musée d’ethnographie de Genève met au jour ses errements passés, dans une exposition stimulante consacrée au rôle joué par la ville suisse dans le monde colonial. Et envisage, sur un registre apaisé, la restitution de pans de sa collection.
Après l’échec de « Garçon », Claude Sautet va revoir sa façon de faire du cinéma. En changeant de scénaristes et en s’intéressant à des acteurs et des actrices plus jeunes, il va épurer son style, être encore plus pointu dans son analyse des rapports humains. Ses trois derniers films sont bouleversants.
Alors que la France de Giscard s’embourbe dans la crise, Claude Sautet sort deux films très sombres en 1976 et 1980. « Mado » et « Un mauvais fils » dessinent, chaque fois de façon différente, une poétique des liens brisés.
Depuis plusieurs années, la milliardaire Aline Foriel-Destezet arrose le secteur de la musique classique à coups de millions d’euros. En voulant compter, plus que de raison. D’où bien des questions : omerta, ingérence, vendetta, autocensure.
La colère de Piccoli dans « Vincent, François, Paul… et les autres » est une scène culte. On en sort toujours un peu amusé et gêné. Mais en l’étudiant bien, elle dit beaucoup de choses de l’époque, 1974, du cinéma de Sautet, et même de la politique actuelle.
Si Claude Sautet est célèbre pour ses héros masculins quinquagénaires, il est pourtant l’un des meilleurs portraitistes de femmes du cinéma. De Romy Schneider à Emmanuelle Béart, il a au fil du temps su changer son regard et comprendre l’évolution de la société.
Au commencement de la carrière de Claude Sautet, deux films qui n’ont pas marché et ont failli le couler. Pourtant, ce sont deux très bonnes série B, où l’on peut déjà déceler ses thèmes de prédilection et la « magie invisible » qui sera le sel de son cinéma.
Depuis qu’elle a obtenu son Oscar d’honneur en 2022, Euzhan Palcy bénéficie d’une nouvelle reconnaissance auprès du grand public français : une rétrospective a fait salle comble à Paris l’hiver dernier. Mais elle n’a pas tourné depuis 2007.
Célébrée aux États-Unis pour l’ensemble de sa carrière, la réalisatrice est pourtant méconnue, voire ignorée, par le cinéma français. Une « blessure » dont la cinéaste peine à se défaire : « Les histoires des Noirs n’intéressent personne », regrette-t-elle.
Après le succès international de son premier long-métrage, « Rue Cases-Nègres », la cinéaste est courtisée par Hollywood. Là-bas, elle refuse plus de deux cents scénarios pour une raison bien précise : le manque de représentation des personnes noires.
Première femme à avoir obtenu un César, en 1984, la réalisatrice est une légende du cinéma dans le monde anglo-saxon. Pourtant, cette cinéaste martiniquaise a été oubliée en France. Itinéraire d’une pionnière.
Dans une exposition audacieuse, le musée Thyssen de Madrid passe en revue ses collections pour y repérer des traces de la violence coloniale perpétrée par des puissances européennes, jusqu’à présent occultées.
Une « Nuit d’Avignon » solennelle et joyeuse s’est tenue jusqu’au petit matin du 5 juillet au Palais des papes, avec des prises de parole où sourdait, outre la volonté d’y croire ensemble, l’inquiétude de tout un monde.
Un concert de solidarité se tient à Paris le 1er juillet à l’initiative du collectif d’artistes Voices for Gaza qui entend réhumaniser les Palestiniens et ne pas faire de la Palestine un sujet tabou dans le monde de la culture en France.