Comment penser le conflit en tant que militant anticapitaliste ? De retour d’Ukraine, Olivier Besancenot estime que les forces progressistes du continent européen se doivent de soutenir plus franchement le peuple ukrainien, victime de l’impérialisme russe.
Dans un discours au Parlement de Strasbourg, Emmanuel Macron s’est invité lundi dans le débat récurrent sur l’architecture institutionnelle de l’Union. Il s’est dit pour une réforme des traités et une convention, mais aussi la création d’une « communauté politique européenne » incluant l’Ukraine. Mais les opposants sont nombreux.
Le front s’étire sur 900 kilomètres en Ukraine, mais l’essentiel de l’offensive du Kremlin se concentre toujours dans le Donbass. Les bombardements s’intensifient sur les positions et les lignes de communication ukrainiennes, alors que les victimes civiles sont chaque jour plus nombreuses.
Le secrétaire du Conseil de sécurité russe s’est imposé comme l’un des plus importants conseillers du président russe. Tous deux partagent la détestation de Washington, de l’OTAN et du bloc occidental... Une vision exposée dans le discours prononcé le 9 mai sur la place Rouge par Vladimir Poutine.
Les nationalistes arrivent en tête du vote visant à déterminer le visage de l’Assemblée nord-irlandaise. De leur côté, les partisans d’une troisième voie, au-delà du sectarisme politique, se disent déçus de voir perdurer les divisions du passé. Reportage à Belfast.
Les conservateurs de Boris Johnson ont essuyé de cuisantes défaites à Londres, mais les scores du parti travailliste dans le nord populaire de l’Angleterre restent modestes. Pas de quoi faire taire les critiques, depuis la gauche, sur la gestion de Keir Starmer.
Depuis le début de la guerre, l’application de messagerie instantanée est un outil de communication essentiel pour la population ukrainienne, et une arme de guerre pour l’armée de Kyiv. C’est par son biais que le Centre d’histoire urbaine de Lviv tente d’archiver cette mémoire immédiate du pays.
À la veille des élections locales du 5 mai, l’atmosphère politique britannique, déjà empoisonnée par les dérèglements de Boris Johnson, s’alourdit. En raison de scandales sexuels, un classique outre-Manche, mais qui débouchent sur un refus du sexisme.
L’Irlande du Nord élit jeudi 5 mai sa nouvelle Assemblée. Pour la première fois depuis 101 ans, les républicains du Sinn Féin, qui ont déjà gagné à Dublin en 2020, pourraient remporter le scrutin. Parmi leurs ambitions, la réunification de l’Irlande.
Medyka, ville polonaise à la frontière avec l’Ukraine, est devenue « la capitale mondiale du bénévolat », répète son maire. Reportage dans les pas de volontaires français, anciens gilets jaunes, qui se mobilisent pour évacuer des réfugiés vers la Bretagne.
Les téléphones du chef du gouvernement espagnol et de sa ministre de la défense ont été écoutés via Pegasus au printemps 2021. Des responsables catalans s’inquiètent d’un « écran de fumée », alors que le Parti socialiste refuse toujours d’ouvrir une enquête sur l’espionnage des indépendantistes.
Les usines et les mines géantes de cette ville minière et industrielle de 650 000 habitants se sont remises à fonctionner, afin de soutenir l’effort de guerre. Mais les Russes ne sont qu’à quelques dizaines de kilomètres et la ville redoute un assaut.
L’île est devenue un havre fiscal pour les oligarques russes. Le petit État de la zone euro a parallèlement tissé des liens diplomatiques étroits avec Moscou, perçu comme un partenaire contre Ankara, qui occupe le Nord. La guerre en Ukraine pousse Nicosie à revoir sa relation avec le Kremlin.
Sous pression, le chancelier allemand vient d’opérer une volte-face sur les livraisons d’armes lourdes allemandes à l’Ukraine, qui deviennent soudainement possibles. Ce retournement révèle un dirigeant prudent et calculateur, qui n’aime pas avoir tort tant sur sa politique que sur les erreurs passées de son parti.
En deux mois de guerre contre l’Ukraine, Vladimir Poutine a enregistré quatre défaites majeures : militaire, idéologique, géopolitique, économique. Peu de régimes survivent, dans le moyen terme, à une telle débâcle. Demeure une inconnue : le président russe choisira-t-il de précipiter le continent dans une guerre nucléaire ?
Depuis le début du conflit, le président russe a plusieurs fois dénoncé les « prétendues libertés de genre » en vogue en Occident et que l’Europe souhaiterait promouvoir en Ukraine. Une rhétorique au cœur de son engagement politique et de sa vision autoritaire du monde.