Les chiffres présentés par la fondation montrent une nette aggravation de la crise du logement, à laquelle le gouvernement n’a répondu que par l’austérité et la chasse aux plus précaires.
En annonçant intégrer le logement intermédiaire aux quotas de la loi SRU, Gabriel Attal enterre une loi en faveur de la mixité sociale et urbaine, offrant une prime aux maires qui bafouent la loi depuis des années.
Après de multiples entraves, la proposition de loi visant à aligner la fiscalité des meublés de tourisme a enfin été adoptée en première lecture. Le RN et LR ont ferraillé contre le texte au nom de la défense des « petits propriétaires ».
Adopté la semaine dernière en première lecture, le projet de loi sur l’habitat indigne est, pour le maire communiste de Grigny, en Essonne, bien trop timide. L’élu dénonce une pression des lobbies immobiliers sur le sujet.
Le projet de loi sur les copropriétés dégradées a été adopté mardi 23 janvier. Le gouvernement a en revanche refusé de réécrire le décret passé cet été qui tire vers le bas toutes les normes pour louer un logement.
Adopté en catimini cet été, le décret habitat rend accessibles à la location des surfaces considérées jusque-là comme impropres à l’habitation. Alors que l’État brille par son apathie face à la crise du logement, cette dérégulation apparaît comme la pire des réponses au problème.
Le député du Val-de-Marne Michel Herbillon était propriétaire d’un box de parking insalubre et sans fenêtres dans lequel a vécu un jardinier pendant des années, selon une enquête de Mediapart. L’homme est décédé dans le plus grand dénuement à l’âge de 76 ans. Le député n’a pas répondu à nos questions.
Après plusieurs décès de sans-abri liés à l’épisode de grand froid, des voix s’élèvent en faveur de mesures fortes. Des députés de gauche vont saisir la Cour de justice de la République pour « non-assistance à personnes en danger ».
Dans leur livre « L’Empire urbain de la finance », les chercheurs Antoine Guironnet et Ludovic Halbert décrivent comment les gérants d’actifs sont partis à l’assaut des villes avec le soutien actif des pouvoirs publics.
La résidence de « coliving » construite par le milliardaire pour héberger les jeunes de son incubateur de start-up se voulait la vitrine d’une nouvelle forme d’habitat partagé pour « digital nomads ». Elle est surtout l’emblème inquiétant d’une entreprise de flexibilisation du droit au logement.
Très attendue, la proposition de loi transpartisane visant à réguler les meublés de tourisme devait être votée mercredi. Avec des arguments en défense des « petits propriétaires » et une solide rhétorique climatosceptique, droite et extrême droite ont empêché le vote.
L’arrivée massive d’acteurs financiers dans le secteur du logement, encouragée par les pouvoirs publics, a renforcé la concentration du patrimoine immobilier. L’ONG dénonce une politique qui aggrave les inégalités sociales.
La première ministre a fait quelques annonces jeudi en attendant « une grande loi » promise au printemps. Parmi celles-ci, un rachat des constructions invendues aux promoteurs et un investissement dans les logements intermédiaires.
Pendant des décennies, la mairie de Paris a traité ses biens immobiliers comme une variable d’ajustement, les vendant pour renflouer les caisses et atteindre ses objectifs ambitieux de construction de logements sociaux. Une stratégie qui alimente aujourd’hui la financiarisation du secteur et participe à la hausse des prix de l’immobilier.
Le gouvernement, qui promet depuis des mois de revenir sur le statut fiscal extravagant des locations de courte durée, a une fois de plus empêché toute réforme. Le groupe Renaissance s’est divisé sur la question en commission des finances.
En pleine crise du logement, la liste des personnes en attente d’un logement social a explosé. Les constructions sont en chute libre et le secteur s’alarme de ne pouvoir répondre à la demande sociale en même temps qu’aux enjeux de rénovation énergétique. Entretien avec Jean-Claude Driant, grand spécialiste de la question.