Le parquet de Paris a requis 30 mois de prison avec sursis et 70 000 euros d’amende contre l’ancien ministre de la justice d’Emmanuel Macron pour des faits de complicité de détournement de fonds publics au profit de son parti, le MoDem.
En difficulté face à la Cour de justice de la République, le ministre de la justice s’en est pris mardi de façon agressive à l’ancien directeur des services judiciaires, Peimane Ghaleh-Marzban.
Devant la Cour de justice de la République, l’ancien premier ministre a assuré vendredi 10 novembre avoir agi en son âme et conscience dans la gestion des conflits d’intérêts de son garde des Sceaux, et des enquêtes déclenchées sur le parquet national financier.
L’ancien procureur général a expliqué jeudi à la Cour de justice de la République que le cabinet du ministre de la justice Dupond-Moretti avait essayé de le piéger pour créer une « affaire dans l’affaire ».
Le ministre de la justice apparaît chaque jour un peu plus exaspéré par son procès. Mercredi, à la CJR, il a été mis en cause par plusieurs magistrats contre lesquels il avait déclenché des enquêtes administratives aux allures de vendetta.
De l’enquête au procès : l’affaire Dupond-Moretti — Podcast
Jamais cela ne s’était produit. Jamais un ministre de la justice en exercice n'avait comparu devant un tribunal. Les journalistes de Mediapart racontent en podcast, à travers leurs investigations et leurs découvertes, l’ascension et les dérives de cet avocat qui n’imaginait pas devoir un jour plaider pour lui-même.
L’ancien président doit comparaître devant la cour d’appel de Paris à partir de mercredi jusqu’au 8 décembre dans l’affaire des fausses factures de la société Bygmalion pour sa campagne de 2012. Il a été condamné à un an de prison ferme en première instance.
Au deuxième jour de son procès devant la Cour de justice, le garde des Sceaux n’assume aucune faute dans le déclenchement de poursuites aux allures de vendetta contre plusieurs magistrats, en 2020.
À l’ouverture des débats devant la Cour de justice de la République, le procureur général Rémy Heitz, qui représente l’accusation, a rappelé l’importance du dossier de « prise illégale d’intérêts » qui vise le ministre de la justice, jugé alors qu’il est en fonction.
De l’enquête au procès : l’affaire Dupond-Moretti — Podcast
Dans le troisième et dernier épisode de notre podcast, les journalistes de Mediapart racontent la folle situation dans laquelle va se retrouver le ministre devant la Cour de justice de la République, une aberration de notre système judiciaire.
Alors que les quatre semaines d’audience du procès dit de « l’ultragauche » s’achèvent, David Perrotin revient sur sa couverture de cette affaire inédite pendant un live de deux heures.
Une question continue de hanter les Niçois : le massacre du 14 juillet 2016 aurait-il pu être évité si des mesures de sécurité plus sérieuses avaient été prises ce soir-là ? La justice a enfin décidé de mener de plus amples investigations sur la responsabilité de la Ville.
De l’enquête au procès : l’affaire Dupond-Moretti — Podcast
Dans le deuxième épisode de notre podcast, les journalistes de Mediapart racontent les dérives d’un Éric Dupond-Moretti qui, devenu ministre, a cherché à se venger des juges anticorruption qui l’avaient excédé quand il était avocat.
Malgré les protestations d’innocence des onze prévenus, anciens eurodéputés ou cadres du MoDem, les interrogations subsistent sur l’utilisation qui a été faite par le parti centriste de plusieurs contrats d’assistants parlementaires entre 2005 et 2017.
De l’enquête au procès : l’affaire Dupond-Moretti — Podcast
Alors que le ministre comparaît du 6 au 17 novembre devant la Cour de justice de la République, trois journalistes de Mediapart racontent en podcast, à travers leurs investigations et leurs découvertes, l’ascension et les dérives de cet avocat qui n’imaginait pas devoir un jour plaider pour lui-même. Épisode 1.
Pour clore quatre semaines d’audience, les avocats des sept militants jugés pour « association de malfaiteurs terroriste » ont plaidé la relaxe. De façon étayée, ils ont dénoncé le travail de la DGSI et fustigé les interprétations du parquet.