Des milliers de réfugiés syriens fuient la guerre au Liban pour la Syrie toujours en guerre. Reportage à l’un des passages frontaliers bombardé par Israël, qui accuse le Hezbollah de faire transiter ses armes par la Syrie.
Depuis un an, le Hamas a vu ses capacités militaires considérablement dégradées. Mais pour son premier ministre, Israël ne sera en sécurité que lorsque l’Iran et le Hezbollah auront été neutralisés, malgré la mort de Yahya Sinouar.
La guerre à Gaza ravive comme jamais le traumatisme de l’exode de 1948. Au Liban, l’extension du conflit plonge dans un énième déplacement les réfugiés palestiniens qui, marginalisés dans les camps, rêvent d’un droit au retour qui leur est dénié par Israël.
L’État hébreu n’entend pas s’en tenir à ses succès militaires contre le Hamas et le Hezbollah. Au-delà d’une riposte au 7-Octobre, son but de guerre est d’en finir avec la Palestine et ses soutiens. Tout doit être fait pour arrêter cette guerre sans fin.
Dans la banlieue sud de Beyrouth ainsi qu’à Baalbek, Tyr et Nabatieh, des bombardements israéliens ont visé dimanche et lundi des bureaux de la société Al-Qard al-Hassan, soumise à des sanctions américaines. Dans la bande de Gaza, la ville de Jabaliya était visée lundi.
Israël a bombardé lundi 14 octobre la maison d’une famille maronite du nord du Liban, qui accueillait des chiites déplacés du sud du pays, tuant 24 personnes. Sous le choc, la famille dénonce un crime de guerre et craint qu’il reste impuni.
Alors que l’armée israélienne continue de pilonner le sud de Beyrouth, la montagne druze du Chouf accueille la majorité des déplacés du pays. Ses habitants se montrent solidaires mais craignent que la possible présence de membres du Hezbollah fasse de la région une cible.
L’armée israélienne continue son offensive contre le Hezbollah au Liban et le Hamas à Gaza. Dans le nord de l'enclave palestinienne, selon la Défense civile sur place, le bilan provisoire du week-end s’élève à 73 morts. Au Liban, les frappes se sont étendues à une cinquantaine de localités du Sud.
Alors que l’offensive israélienne continue à Gaza et au Liban, avec des frappes sur la banlieue sud de Beyrouth, le bilan des bombardements du nord de la bande de Gaza s’élève à 400 morts en deux semaines, selon les chiffres de la Défense civile.
L’agence de l’ONU chargée des réfugiés palestiniens est dans le collimateur des autorités israéliennes dans la bande de Gaza, mais aussi à Jérusalem-Est et en Cisjordanie occupée, où l’État hébreu est décidé à empêcher sa présence. Elle fournit pourtant des services indispensables.
Ennemi numéro un d’Israël déclaré, chef politique et militaire du Hamas, Yahya Sinouar a été tué dans un combat avec l’armée israélienne. De nombreuses voix poussent à des négociations et à la fin de la guerre. Rien ne dit qu’elles auront gain de cause.
Après le chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, assassiné fin septembre à Beyrouth, c’est Yahya Sinouar, le chef du Hamas et l’architecte du 7-Octobre, que l’armée israélienne a fini par réussir à éliminer.
Le mouvement islamiste palestinien a confirmé vendredi la mort de son chef, au lendemain de l’annonce par Israël qu’il avait été tué lors d'une opération dans la bande de Gaza, affirmant que cela ne ferait que « renforcer » le mouvement.
Mercredi 16 octobre, le sud du Liban a été visé par d’intenses bombardements israéliens, causant de nombreuses victimes civiles et la destruction de quartiers entiers dans plusieurs villes. Pour la population, ces attaques réveillent le spectre de l’occupation passée.
Il y a un an, le photojournaliste de Reuters Issam Abdallah était tué par l’armée israélienne, alors qu’il couvrait avec d’autres confrères les échanges de tirs à la frontière israélo-libanaise. Mediapart s’est entretenu avec sa sœur, Abeer Abdallah.
Les travailleurs médicaux et secouristes, dont plus de 150 ont été tués dans des bombardements israéliens depuis le 8 octobre 2023, se sentent pris pour cibles, en violation du droit international. Les autorités dénoncent des attaques « délibérées ».