À proximité de la bande de Gaza, le site du festival électro où 383 civils ont été assassinés par le Hamas est devenu un lieu de commémoration. Le souvenir des massacres du 7-Octobre s’intègre déjà dans le calendrier des célébrations mis en place par l’État hébreu depuis 1948.
Un mois après les attaques du Hamas du 7 octobre 2023, Omer Bartov, spécialiste du génocide, jugeait qu’il n’y avait pas lieu d’utiliser un tel mot pour qualifier la réponse militaire israélienne. Mais cet historien israélo-américain a changé d’avis, et se convertit désormais en lanceur d’alerte.
Pour la première fois depuis vingt ans, l’armée israélienne a effectué, jeudi 3 octobre, une frappe aérienne contre une ville de Cisjordanie. Elle a visé un café où se réunissaient des combattants palestiniens. Dix-huit personnes ont été tuées, dont une majorité de civils.
L’horreur de Gaza semble se reproduire depuis qu’Israël a lancé une campagne aérienne meurtrière sur plusieurs régions du Liban il y a dix jours. Dans la banlieue sud de Beyrouth, les civils qui ont fui leurs villages subissent de nouveaux bombardements.
Laila, Ruwaida et Sadeel ont 20 ans. Elles vivent dans des camps de réfugiés palestiniens en Cisjordanie. Liberté de circulation réduite, arrestations, détention des proches : elles racontent à Mediapart la façon dont leur vie a basculé depuis un an.
Attaques meurtrières du 7-Octobre sur le sol israélien, massacres des Palestiniens à Gaza depuis un an, et maintenant la guerre d’Israël au Liban. Va-t-on vers la guerre totale au Proche-Orient ? Notre émission spéciale avec de nombreux invités.
Plusieurs explosions ont été entendues à Jérusalem et Tel-Aviv. Selon l’armée israélienne, il s’agit de missiles ayant échappé au système d’interception ou bien des interceptions réussies. Téhéran affirme que d’autres missiles suivront si Israël réplique. Le porte-parole de l’armée israélienne promet des « conséquences ».
Alors que l’armée israélienne poursuit la destruction de la bande de Gaza et vient de décapiter la direction du Hezbollah, alors que le nombre de morts civiles se chiffre en dizaines de milliers, la géopolitique régionale est bousculée, mais pas fondamentalement bouleversée.
L’absence de réaction de l’Occident face aux actions israéliennes et aux dizaines de milliers de civils tués se situe au-delà du double standard dénoncé depuis des mois. Il s’agit bien de complicité active de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité commis par un État voyou.
L’État hébreu a informé les États-Unis qu’il s’apprêtait à lancer des « opérations limitées centrées sur l’infrastructure du Hezbollah ». Des « zones militaires fermées » ont été instaurées à la frontière. L’armée libanaise a en conséquence repositionné ses troupes dans le sud du pays.
La mort de Hassan Nasrallah ne permettra pas de neutraliser le Hezbollah ni d’assurer la paix dans la région, prévient le chercheur franco-libanais. Pire : le raid israélien risque de plonger le Liban dans une crise humanitaire massive, sous le regard passif de la communauté internationale.
L’assassinat de Hassan Nasrallah, tué dans une frappe israélienne dans la banlieue sud de Beyrouth, marque un tournant décisif pour le Liban. À Beyrouth, les partisans du leader, comme ses détracteurs, sont plongés dans l’anxiété : de quoi demain sera-t-il fait ?
Le chef du Hezbollah Hassan Nasrallah a été tué vendredi soir dans des frappes israéliennes visant son quartier général à Beyrouth. L’armée israélienne a célébré l’élimination de « l’un des plus grands ennemis de tous les temps de l’État d’Israël ». Mais cette disparition d’un allié de l’Iran fait ressurgir les craintes d’un embrasement régional.
Chef de guerre incarnant la résistance à Israël dans le monde arabe, leader politique, Hassan Nasrallah avait transformé le Hezbollah en organisation non étatique la plus puissante au monde, tout en demeurant la principale force de frappe de l’Iran dans la région.
Au terme d’un raid de bombardements massifs à Beyrouth, l’État hébreu a indiqué samedi matin avoir « éliminé » le chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah. La nouvelle a plongé la région dans l’inconnu et suscité l’indignation des puissances régionales. La France a dit son « extrême préoccupation ».
En dépit de l’affaiblissement du Hezbollah sous les coups de l’armée israélienne, Téhéran n’a toujours pas l’intention de lui venir en aide en attaquant directement l’État hébreu, préférant miser sur ses alliés regroupés au sein de l’« Axe de la résistance ».