Une vingtaine d’avocats, réunis dans un « bureau d’accusation », se battent pied à pied pour « maintenir le dossier en vie » et arriver jusqu’aux responsables de l’explosion du port de Beyrouth. Si son déclenchement n’est pas attribué, toutes les pistes conduisent vers Moscou et Damas.
Six jours après l’assassinat de son chef du bureau politique Ismaïl Haniyeh à Téhéran, les instances dirigeantes du mouvement islamique palestinien ont choisi pour le remplacer Yahya Sinouar, chef du Hamas dans la bande de Gaza.
L’ONG israélienne de défense des droits humains dénonce dans un rapport accablant un usage de la torture « systémique et institutionnalisé » dans les prisons israéliennes où sont détenus des Palestiniens.
Avec 35 mesures de dessaisissement et une inculpation, la classe politique et l’institution judiciaire s’acharnent contre le juge Bitar, chargé de l’enquête sur l’explosion du port de Beyrouth. Le magistrat a décidé de passer outre et de continuer ses investigations. Seul.
Après l’explosion qui a endeuillé et dévasté Beyrouth en 2020, les autorités ont multiplié fausses pistes et fausses informations. Même la destination du cargo porteur de la cargaison finalement destructrice était fictive. Mediapart a remonté son parcours depuis la Géorgie.
En tuant à Téhéran le chef de la branche politique du Hamas, Ismaïl Haniyeh, et en visant un commandant important du Hezbollah à Beyrouth, Israël prend le risque d’enflammer toute la région et choisit de fermer la porte aux négociations. Éviter l’embrasement devient de plus en plus difficile.
Dans le quartier de Haret Hreik à Beyrouth, ciblé par une attaque meurtrière israélienne visant un haut commandant du Hezbollah, les habitants se préparent au pire.
Trois jours après l’attaque attribuée au Hezbollah qui a tué douze jeunes dans un village druze du Golan, le chercheur Thomas Vescovi rappelle le statut singulier de cette région occupée par Israël et avertit contre les récupérations possibles de ce drame.
L’un est le premier boxeur à se qualifier pour les JO et vit en Cisjordanie ; l’une est nageuse et a toujours vécu aux États-Unis ; un autre est judoka, réfugié, et n’a jamais mis les pieds dans son pays d’origine. Tous veulent envoyer un message de résilience et d’affirmation de leur identité palestinienne.
Quatorze factions palestiniennes, dont le Hamas et le Fatah, ont signé à Pékin un accord pour former un gouvernement palestinien unifié. Mais pour le chercheur palestinien Ghassan Khatib, les divergences profondes entre les deux partis ont de quoi doucher les espoirs.
Les tensions régionales ont franchi un cran supplémentaire avec l’attaque réussie d’un drone lancé par les houthis sur Tel-Aviv vendredi dernier et le bombardement, samedi, du port yéménite d’Hodeïda par les avions israéliens. Chacun s’attend à d’autres attaques.
Le club, autrefois installé dans la ville de Gaza, a été détruit par l’armée israélienne en décembre 2023. Mais Osama Ayoub, son fondateur, déplacé dans le camp d’Al-Mawasi, continue son combat : émanciper femmes et filles par la boxe.
En Cisjordanie occupée, les gigantesques routes israéliennes ouvrent depuis longtemps la voie à une annexion de facto et favorisent la colonisation. Depuis le 7 octobre, les colons construisent routes et avant-postes illégaux à un rythme sans précédent.
Les frappes aériennes israéliennes sur le port stratégique d’Hodeida au Yémen ont fait trois morts, ont affirmé dimanche les rebelles houthis, deux jours après une attaque de drone meurtrière à Tel-Aviv menée par ces insurgés.
Dans une décision historique rendue vendredi 19 juillet, la Cour internationale de justice a considéré qu’Israël doit cesser toute activité de colonisation en territoire palestinien et restituer à ses habitants leurs terres et biens confisqués depuis 1967.
À Gaza, les frappes israéliennes mortelles restent quotidiennes, sans espoir concret de trêve ni de solution politique. Le bilan humain est sans doute largement sous-estimé. Ziad Majed et Amélie Férey sont les invités d’« À l’air libre ».