Après Alep, la coalition rebelle conduite par la formation salafiste Hayat Tahrir al-Cham s’est emparée jeudi de la ville où Hafez al-Assad, père de l’actuel président, avait fait massacrer en 1982 au moins 20 000 personnes. Les combattants islamistes avancent à présent en direction de Homs.
Dans un rapport circonstancié, la plus importante ONG de défense des droits humains conclut qu’Israël commet un génocide contre la population palestinienne de Gaza. Elle déplore également la « résistance », « surtout parmi les autres États », à parvenir à cette conclusion.
Les prisons sont l’un des outils de Téhéran pour réprimer la population, et faire pression sur l’Occident au travers de la diplomatie des otages. Les anciens détenus Fariba Adelkhah et Bernard Phelan, la sœur de Noémie Kohler, toujours prisonnière, et l’avocate de Narges Mohammadi témoignent.
Alors que ses négociations avec le régime d’Assad étaient au point mort, Ankara est la grande gagnante de la chute de la ville d’Alep. Le régime d’Erdogan en profite pour lancer sa propre offensive contre les Kurdes dans le nord-ouest de la Syrie.
Le groupe rebelle islamiste Hayat Tahrir al-Cham s’est emparé de la deuxième ville syrienne à la faveur des bouleversements géopolitiques et militaires du Proche-Orient. Quelles peuvent être les conséquences de cette percée ? Entretien avec le chercheur d’origine syrienne Salam Kawakibi.
Des frappes israéliennes ont visé lundi 2 décembre des dizaines de cibles du Hezbollah dans le sud du pays, en représailles à une attaque revendiquée pour la première fois depuis l’entrée en vigueur du cessez-le-feu, « deux projectiles » qui n’ont pas fait de blessés.
À la surprise générale, une coalition de groupes rebelles a lancé une offensive foudroyante contre le régime de Bachar al-Assad baptisée « En finir avec l’oppression », qui lui a permis de s’emparer de la seconde ville syrienne. Les lignes de défense des forces loyalistes craquent les unes après les autres.
Les guerres israéliennes contre la bande de Gaza, la Cisjordanie et le Liban détruisent les vies et les territoires. Elles abîment aussi la crédibilité de l’Occident, enfermé pour l’essentiel dans un soutien univoque à Israël. Vue depuis le monde arabe, voici l’histoire d’une chute morale.
Des milliers de Libanais se sont précipités sur les routes pour regagner le sud du Liban dès l’annonce du cessez-le-feu entre Israël et le Hezbollah, qui met provisoirement fin à plus d’un an de violences.
Quelques heures après le début du cessez-le-feu, l’accord semblait tenir au Liban. Pour l’ONU, « cet accord crucial marque le point de départ d’un processus critique ». Le Hamas salue lui aussi l’accord, se disant « prêt » également à une trêve.
Il y a un an, le président français s’était engagé à ce que la France accueille jusqu’à 50 enfants grièvement blessés par la guerre conduite par Israël, ou malades. En quatorze mois, seuls 17 ont été accueillis, selon les informations de Mediapart.
Le cabinet israélien a entériné mardi soir l’accord de cessez-le-feu, qui devrait entrer en vigueur dans la nuit. Le premier ministre israélien estime que le Hezbollah est suffisamment affaibli. Des frappes israéliennes ont fait au moins dix morts à Beyrouth dans la journée.
Les guerres d’Israël contre la bande de Gaza, la Cisjordanie et le Liban bouleversent les opinions et suscitent de violents débats en Occident. Mais comment les intellectuels arabes pensent-ils cette tragédie brutale dans laquelle est plongée leur région ? Mediapart leur a posé la question lors d’un colloque.
Saisies record de terres, démolitions, nouvelles infrastructures et légalisation de dizaines de colonies… Depuis le 7 octobre 2023, le gouvernement israélien accélère sa mainmise sur le territoire palestinien, sur le terrain et administrativement, transformant l’occupation en annexion.
Depuis le 7-Octobre, le premier ministre israélien a réaffirmé son pays comme la puissance militaire dominante de la région. Y compris au mépris du droit international. Alors que la Cour pénale internationale a émis un mandat d’arrêt contre lui, sa politique peut-elle encore perdurer ?
Pour le professeur de droit international Julian Fernandez, la décision des juges de la CPI de délivrer des mandats d’arrêt internationaux contre Benyamin Nétanyahou et Yoav Gallant aura un coût sévère pour Israël sur les plans diplomatique et politique, mais aussi économique et militaire.