Edwy Plenel

Né en 1952, journaliste depuis 1976. D’abord à Rouge (1976-1978), puis quelques mois au Matin de Paris et, surtout, au Monde pendant vingt-cinq ans (1980-2005). Cofondateur et président de Mediapart depuis sa création en 2008. Auteur d’une trentaine d'ouvrages (bibliograhie disponible sur Wikipedia en français, in Englishen español, en catalan, en breton).

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Ses Derniers articles

  • Crise: Mediapart mis en examen pour avoir donné l’alerte

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    Au début de l’année, Mediapart a publié sur son pré-site une enquête de Laurent Mauduit sur les Caisses d’épargne. Objectifs: présenter un cas d’école des dérives d’un capitalisme financier, illustrer le journalisme d’enquête. Aujourd’hui que la crise ébranle les Caisses d’épargne, en passe de fusionner avec les Banques populaires (lire l’article de Martine Orange), il n’est pas besoin de démontrer la pertinence de ce travail. Or voici qu’il nous vaut une cascade de mises en examen sur plaintes des dirigeants des Caisses d’épargne.
  • Mediapart, du lancement à la conquête

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    Mardi 16 septembre 2008, Mediapart aura six mois. Six mois d'un pari de raison: prouver, à l'heure du tout publicitaire et de la course à l'audience, qu'il y avait bien place pour un journal numérique de référence, indépendant, dont la liberté repose sur la fidélité d'un public de lecteurs fédérés par l'acte d'achat. Ce pari a été gagné: pas un jour n'est passé depuis le 16 mars sans nouveaux abonnés, tandis que l'audience du site ne cesse de progresser. Après ce lancement réussi, reste à installer ce succès dans la durée. Ce fut l'objet d'un été studieux à Mediapart dont nous vous livrons les conclusions, décisions et innovations. Parmi celles-ci, un partenariat inédit avec l'agence de photojournalisme Vu, à découvrir sur notre site, vendredi 19 septembre, à 13 heures.

  • Afghanistan: cette guerre n'est pas la nôtre

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    Lors de la session extraordinaire du Parlement, le 22 septembre, l'engagement français en Afghanistan fera l'objet d'un débat suivi d'un vote. Il ne fait guère de doute qu'une majorité de députés entérinera le choix solitaire de Nicolas Sarkozy de faire basculer la France dans la guerre. On voudrait ici convaincre les uns et les autres de dire clairement non à cette aventure.

  • Chronique de la rentrée politique: contre les oligarques, l'exigence démocratique

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    « Le gouvernement décide des fonctions des hauts fonctionnaires et ne rend pas de comptes sur ces questions », déclare François Fillon à propos du limogeage d'un haut fonctionnaire policier en Corse. « J'en ai rien à foutre, c'est un problème entre l'Etat et l'Etat, qu'il se démerde tout seul », déclare Bernard Tapie en réponse aux légitimes curiosités des parlementaires. Ces deux attitudes donnent à réfléchir sur la rentrée politique d'un pays, la France, qui s'enorgueillit d'une révolution démocratique dont l'inachèvement est aujourd'hui patent.
  • Mahmoud Darwich: «Nous serons un peuple, si nous le voulons…»

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    Décédé samedi 9 août aux Etats-Unis, le Palestinien Mahmoud Darwich devrait être inhumé mercredi 13 août à Ramallah, en Cisjordanie. En hommage à cet immense poète universel, symbole d'un monde arabe ouvert aux autres et au monde, Mediapart publie cinq de ses poèmes, tous inédits en français. Nous devons cette exclusivité à Elias Sanbar, son traducteur de toujours, et aux éditions Actes Sud, son fidèle éditeur français, où ces poèmes seront publiés dans un prochain recueil. Le premier, Si nous le voulons, est à lui seul un manifeste, promesse d'une libération qui ne serait pas une nouvelle aliénation: «Nous serons un peuple lorsque nous insulterons le sultan et le chambellan du sultan, sans être jugés». A lire à voix haute et non sans émotion, en pensant à l'injustice faite au peuple palestinien, encore privé du droit élémentaire à un Etat souverain. (Illustration: l'affiche de la mise en scène du poème Murale à la Maison de la poésie à Paris, en 2007.)

  • «Charlie Hebdo» et Siné: l'exacte vérité sur le précédent de 1982

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    Dans l'affaire Charlie Hebdo, les accusateurs de Siné rappellent un précédent de 1982 qui valut au caricaturiste une condamnation pour provocation à la discrimination, à la haine ou à la violence raciale. Cet épisode judiciaire est avéré et les propos qui furent alors sanctionnés sont antisémites. Mais les circonstances particulières de cette condamnation ne sont jamais rappelées : Siné fit une lettre d'excuses où il s'accablait lui-même et l'avocat de la Licra, Me Bernard Jouanneau, lui répondit publiquement en la qualifiant de «page du cœur». Mediapart a retrouvé ces deux textes que, depuis le début de l'actuelle polémique, aucun média n'avait recherchés.

  • «Charlie Hebdo»: la vérité des faits contre la folie des opinions

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    L'affaire Charlie Hebdo semble devenue la dispute majeure du moment. Au grand bénéfice de la droite, la gauche s'y bat contre elle-même, une partie de l'ex-gauche plurielle pourchassant un "antisémitisme de gauche" sous les masques divers de l'antisionisme et de l'anticapitalisme. Mediapart, il y a deux semaines, avait tenté d'apporter un peu de raison dans cette confusion, faits et rappels à l'appui, en montrant combien le procès fait à Siné était disproportionné. Ce fut peine perdue et, depuis, de tribunes excessives en réquisitoires expéditifs, les mots servent à exécuter plutôt qu'à expliquer. C'est pourquoi nous avons choisi de revenir longuement sur les arguments des détracteurs de Siné, en les confrontant aux vérités factuelles de ce dossier.
  • Constitution : Notre "non" malgré leur "oui"

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    Avec une seule voix d'avance, les parlementaires réunis en Congrès ont adopté lundi 21 juillet en fin de journée la réforme des institutions. 539 voix se sont prononcées pour (dont celle du socialiste Jack Lang), il en fallait 538. 357 congressistes ont voté contre et douze se sont abstenus. Le récit de cette journée, les arguments défendus à la tribune et les commentaires audio à chaud des députés et les réactions au vote de Jack Lang, c'est ici. Et les manœuvres développées depuis un an par Nicolas Sarkozy, c'est . A lire aussi sur Mediapart, en accès libre: le parti pris d'Edwy Plenel qui, alors que les deux principaux quotidiens nationaux classés à gauche et au centre, Le Monde et Libération, ont pris une position favorable à la réforme sarkozyste dans leurs éditoriaux respectifs, fustige le pas de plus vers une hyperprésidence omnipotente et omniprésente, sans véritable contre-pouvoir.

  • Dire non à ce coup d'Etat permanent

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    S'il fallait une nouvelle preuve de la nécessité de Mediapart, la révision constitutionnelle soumise au vote du Congrès, ce lundi 21 juillet en fin de journée, est en train de l'apporter. Les deux seuls quotidiens nationaux classés à gauche et au centre, au centre de la gauche ou à la gauche du centre, Le Monde et Libération, ont en effet pris une position favorable à la réforme sarkozyste dans leurs éditoriaux respectifs, jugeant non constructive l'opposition du PS et du Modem. En décalage avec la diversité réelle de l'opinion, cette uniformisation médiatique illustre l'enjeu du choix capital qui est aujourd'hui entre les mains des parlementaires: faire un pas de plus vers une hyperprésidence omnipotente et omniprésente, sans véritable contre-pouvoir, continuer à construire le pouvoir monocratique d'un seul qui, pendant cinq ans, ne rendra vraiment de comptes qu'à lui-même, ou bien, dans un sursaut démocratique, dire non à cette corruption de l'esprit public que, dans sa dérive vieillissante, ne cesse de diffuser le présidentialisme français. Appuyé sur le constat argumenté que cette réforme, loin d'équilibrer le pouvoir présidentiel, va l'accentuer, notre choix est aussi un parti pris de cohérence, tant cette concentration du pouvoir est par essence l'adversaire de la liberté de la presse. Lire aussi Constitution : comment, depuis un an, Sarkozy manœuvre et une sélection de nos archives sur le sujet.

  • L'affaire «Charlie Hebdo» ou la caricature de l'époque

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    Avec son hystérisation de notre vie publique, où toute l'actualité semble tourner autour de lui seul, promu petit Roi Soleil d'une nation stupéfaite, Nicolas Sarkozy est en passe de réussir son pari: rendre folle notre presse pour que nous n'y comprenions plus rien, pour que le faux semble vrai, pour que l'accessoire l'emporte sur l'essentiel. Loin d'être mineure, la crise picrocholine qui agite actuellement l'hebdomadaire satirique Charlie Hebdo relève de ce registre. Allons-nous assister à l'ultime normalisation médiatique, celle qui, s'agissant des puissants et des puissances, bannit l'humour, la caricature, l'insolence, les mauvaises pensées et le mauvait goût? Tentative de décryptage et ébauche de discussion.