Edwy Plenel

Né en 1952, journaliste depuis 1976. D’abord à Rouge (1976-1978), puis quelques mois au Matin de Paris et, surtout, au Monde pendant vingt-cinq ans (1980-2005). Cofondateur et président de Mediapart depuis sa création en 2008. Auteur d’une trentaine d'ouvrages (bibliograhie disponible sur Wikipedia en français, in Englishen español, en catalan, en breton).

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Ses Derniers articles

  • Internet: l'assaut contre nos libertés

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    Le débat à l'Assemblée nationale sur le projet de loi «Création et Internet», dit aussi projet Hadopi, révèle quelle conception se fait la présidence sarkozyste des libertés individuelles et des droits fondamentaux. Opposant la propriété d'une minorité aux libertés des citoyens, qui la menaceraient, ce projet dévoile le conservatisme social de ce pouvoir. La discussion parlementaire l'a illustré de façon caricaturale avec cette déclaration de la ministre de la culture, Christine Albanel: «L'accès à Internet ne peut être considéré comme un droit fondamental.» Décryptage et réfutation.
  • Au royaume du secret défense

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    A ceux qui nous auraient trouvé excessif dans notre chronique des coups d’Etat à froid de la présidence Sarkozy, de ses attaques entêtées contre notre démocratie: en voici un nouvel exemple stupéfiant. Au détour du projet de loi de programmation militaire 2009-2014, le pouvoir veut à la fois étendre et barricader le secret défense, de façon à entraver les éventuelles curiosités de la justice. Il s’agit ni plus ni moins que de créer des forteresses hors du droit, à l’abri desquelles le pouvoir exécutif pourra enfouir ses secrets en toute impunité. Troisième épisode, non prévu à l'origine, de notre série «Qui arrêtera cette présidence?»
  • L'Elysée contre la démocratie

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    Ce qui distingue Nicolas Sarkozy des présidents qui l'ont précédé, par-delà une commune personnalisation du pouvoir, c'est de n'avoir aucun sens des limites imposées, en démocratie, au pouvoir exécutif. A lui, le mouvement et l'action, quels qu'ils soient ; aux autres le conservatisme et l'immobilisme. Ce faisant, cette présidence nous habitue à une pensée antidémocratique, et c'est son coup d'Etat essentiel, le plus inquiétant, le plus dangereux pour l'avenir.

  • Déjà trois coups d'Etat à froid

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    Qui arrêtera cette présidence? C'est la question que pose Mediapart ces jours prochains, dans une série de quatre articles, face aux abus de pouvoir, conflits d'intérêt et passages en force de Nicolas Sarkozy et de son entourage. «Pour qu'on ne puisse abuser du pouvoir, il faut que, par la disposition des choses, le pouvoir arrête le pouvoir», écrivait Montesquieu, dans L'Esprit des lois. Or rien, pas même son impopularité croissante, ne semble arrêter la marche d'une présidence qui n'a aucun respect des limites que toute démocratie authentique impose au pouvoir exécutif. Dans ce premier épisode, l'analyse de ses trois coups d'Etat déjà réussis: institutionnel, médiatique et financier.

  • La liberté de l'information et le sursaut démocratique

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    Plus de 1.500 personnes ont participé, vendredi soir, à la grande réunion publique organisée par Mediapart et cinq autres titres de presse sur la liberté de la presse et le pluralisme de l'information. Après des «états généraux» verrouillés par l'Elysée, il était grand temps de souligner les enjeux démocratiques – et non corporatistes – d'un tel débat. Les offensives répétées contre les rédactions et la soumission voulue de l'audiovisuel public sont une des facettes d'un pouvoir sarkozyste obsédé par lui-même et prêt à fracturer le pays. Parti pris. Et samedi, dans notre édition de 13 heures, notre compte-rendu complet de cette soirée animée par Guy Bedos et Frédéric Bonnaud.

  • Obama contre la torture: l'honneur d'un journaliste

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    Les premiers jours de Barack Obama à la Maison Blanche ne déçoivent pas. Outre son appel téléphonique au chef de l'Autorité palestinienne, suivi de la nomination de George Mitchell comme émissaire pour le Proche-Orient, il a affiché une rupture radicale avec la guerre contre le terrorisme et son cortège de tortures, de prisons secrètes et de violations des conventions internationales. Ce sursaut n'aurait pas été possible sans un journaliste, Seymour Hersh, qui, en 2004, sortit l'opinion américaine de son aveuglement.

  • Obama, Israël et la Palestine: où se joue la paix du monde

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    Une ombre gâche la fête: Gaza. Comment éviter ce sentiment d'irréalité qui nous a saisi lors de l'intronisation du 44e président des Etats-Unis? Comme si l'immense espérance du 20 janvier pouvait faire oublier l'angoissante inquiétude qui l'a précédée, cette course à l'abîme d'Israël qui entraîne le monde dans une guerre sans fin.

  • Dieudonné, ce pitre qui ne fait pas rire

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    Militant antiraciste devenu propagandiste antisémite, Dieudonné ne fait plus rire. Vendredi 26 décembre 2008, au Zénith, il a atteint des sommets d'ignominie en distinguant par un «prix de l'insolence» le négationniste Robert Faurisson, acharné à nier la réalité du génocide dont ont été victimes les juifs d'Europe. Mais s'indigner face à cette provocation, recherche explicite du scandale, ne suffit pas, pas plus que le recours à la justice. Encore faut-il se donner les moyens véritables de faire reculer cette renaissance d'une idéologie criminelle, sur fond de vide politique, de misère sociale et d'ignorance abyssale. Voici donc un essai d'analyse, de décryptage et de réfutation après cet événement stupéfiant: une salle comble, à Paris, en 2008, acclamant une mise en scène clairement antisémite.

  • Mediapart, cette liberté qui est la vôtre

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    Il y a un an, Mediapart n'était qu'une promesse. Aujourd'hui, c'est une réalité, déjà bien installée dans le débat public, dans l'espace médiatique et dans l'univers numérique. Bilan et perspectives avant une année décisive qu'il n'est pas interdit de fêter et saluer en offrant des abonnements à Mediapart. C'est même conseillé et cela se passe ici.

  • Oui, il faut d'urgence défendre la liberté de la presse

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    Reporters sans frontières et Mediapart ont organisé, lundi 24 novembre, une soirée en défense d'une presse libre et indépendante. Environ sept cents personnes ont participé à ce "off" des Etats généraux présidentiels de la presse, au Théâtre national de la Colline, à Paris. C'était une soirée de libre parole, mêlant témoignages et réflexions, associant journalistes, lecteurs, blogueurs, artistes, intellectuels, tous concernés par le sort de l'information en démocratie. Alors que débute aujourd'hui l'examen parlementaire du projet de loi audiovisuel, notre propos était d'offrir une tribune à la profession comme au public, à rebours de l'opacité organisée au sommet de l'Etat. Lire aussi notre édition participative (cliquez ici).