Edwy Plenel

Né en 1952, journaliste depuis 1976. D’abord à Rouge (1976-1978), puis quelques mois au Matin de Paris et, surtout, au Monde pendant vingt-cinq ans (1980-2005). Cofondateur et président de Mediapart depuis sa création en 2008. Auteur d’une trentaine d'ouvrages (bibliograhie disponible sur Wikipedia en français, in Englishen español, en catalan, en breton).

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Ses Derniers articles

  • Daniel Bensaïd, éclaireur et sentinelle

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    Figure intellectuelle de la gauche radicale sans discontinuer depuis les années 1960, Daniel Bensaïd n'est plus, décédé des suites d'une longue maladie le 12 janvier à l'âge de 63 ans. Reste une vie, celle d'un militant révolutionnaire, fidèle à ses premières révoltes comme on le serait en amour. Reste une œuvre, celle d'un philosophe littéraire, résistant avec entêtement à l'air du temps. Portrait d'un homme attachant qui, pour beaucoup, fut un repère, éclaireur et sentinelle par temps obscurs. Et qui, pour Edwy Plenel, fut un ami.
  • Une honte nationale, le parti pris d'Edwy Plenel

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    Le succès de l'appel de Mediapart, «Nous ne débattrons pas», n'est pas simplement le refus de cautionner une machine infernale, de division et d'exclusion. Ce sursaut a pour moteur la compréhension qu'avec ce « grand débat surl'identité nationale », se donne à voir la nature profonde du régime. Il faut relire mot à mot les deux discours de Nicolas Sarkozy et de François Fillon. Pour la première fois s'énonce, au sommet de laRépublique, l'idéologie de la droite extrême, celle qui fut au pouvoir avec Philippe Pétain sous Vichy, cette droite à la fois maurrassienne, orléaniste et élitiste qui n'a jamais admis la démocratie libérale.
  • Les Caisses d'épargne retirent toutes leurs plaintes contre Mediapart

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    Les directions, passée et actuelle, des Caisses d'épargne viennentde retirer toutes leurs plaintes contre Mediapart. Ce coup de théâtrejudiciaire intervient à trois semaines du procès où nous devionscomparaître, du 24 au 27 novembre, devant la 17e chambre du tribunalcorrectionnel de Paris.

  • La corruption de l'esprit public

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    L'affaire de la Défense, ce scandale népotique où le fils du chef de l'Etat tient le rôle principal, est le point culminant d'une suite d'événements qui, depuis quelques semaines, mettent à nu le sarkozysme, ses abus et ses mensonges. Décidément, ce pouvoir n'est pas simplement le prolongement des dérives présidentialistes précédentes. Les aggravant et les dépassant, il enfante une nouvelle réalité politique qui ébranle notre socle démocratique et républicain. Corrupteur de l'esprit public, il brouille la nécessaire frontière entre passions privées et responsabilités publiques. Parti pris en forme d'alerte citoyenne.
  • Procès Clearstream: l'enjeu démocratique

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    Dominique de Villepin, lundi. © Reuters Dominique de Villepin, lundi. © Reuters

    L'affaire Clearstream ne se réduit pas à l'affrontement de deux personnalités, Nicolas Sarkozy et Dominique de Villepin. L'admettre, ce serait cautionner la privatisation de la justice à laquelle a donné lieu ce dossier, au service d'une seule des 228 victimes de la falsification de listings de la chambre de compensation luxembourgeoise. Tout au contraire, cette histoire simple que le pouvoir a sciemment embrouillée concerne bien plus que cela: la démocratie, tout simplement. La démocratie entendue comme une haute conception de la justice, garante des libertés individuelles et collectives.

  • Une juste colère sociale

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    Au fait, c'est quoi la gauche? Sur Mediapart, c'est le feuilleton de l'été, impulsé par les lecteurs eux-mêmes, en réaction à l'appel au suicide collectif lancé par Bernard-Henri Lévy. Et voici qu'en écho à ces débats participatifs, la réalité apporte sa réponse à la question posée: le milliard des traders de BNP Paribas face au désespoir des salariés de Molex. Réponse qui tient en deux mots: la question sociale. Plaidoyer en défense de la juste colère des salariés victimes de la crise, cette analyse soutient que la gauche, ce devrait être d'abord la défense des intérêts sociaux du monde du travail. Autrement dit des intérêts du groupe social majoritaire dans ce pays.
  • Contre l'égoprésident Sarkozy, le second Serment du Jeu de paume

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    Plusieurs parlementaires socialistes se sont rassemblés, lundi 22 juin, devant la salle du Jeu de paume à Versailles, juste avant que le président de la République ne prononce son discours au Congrès, afin de protester contre une «séance d'égoprésidence». Dans ce lieu symbolique, «où les députés du Tiers Etat ont refusé en 1789 de se soumettre au roi de France», ils ont demandé que s'engagent des «Etats généraux pour une République moderne». Leur initiative, qui a reçu le soutien des présidents des groupes socialistes à l'Assemblée et au Sénat, rejoint un appel lancé, dès samedi, sur France Info, par Mediapart. Explication et rappel historique en forme de parti pris.
  • Lettre à ces socialistes qui nous désespèrent

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    Le résultat électoral du 7 juin 2009 n'est pas un accident, mais une confirmation: celle de l'incapacité collective des socialistes à se réinventer un avenir, un projet, une vision. Pour la gauche tout entière, cet état de fait n'est pas une bonne nouvelle, tant son avenir dépend du sort d'un parti qui, depuis près de quarante ans, y occupe la place centrale. Encore moins quand nos sociétés affrontent une crise historique. Voici une réflexion de parti pris en forme de lettre ouverte aux dirigeants socialistes.

  • Mediapart devant le tribunal ou la liberté d'informer en procès

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    Soixante-dix-sept personnalités politiques, intellectuelles et médiatiques lancent aujourd'hui un appel de soutien à Mediapart, face à l'offensive judiciaire dont nous sommes la cible. Mediapart doit en effet comparaître les 12 et 26 mai devant le tribunal correctionnel de Paris, faisant l'objet de onze plaintes à la demande de François Pérol (photo), des Caisses d'épargne et de leurs anciens dirigeants. Les premiers signataires de cet appel – dont François Bayrou, Olivier Besancenot, Ségolène Royal, Martine Aubry, Marie-George Buffet, Daniel Cohn-Bendit, Corinne Lepage – s'inquiètent de cet «acharnement» au moment même où «l'Elysée fait peser de lourdes menaces sur le pluralisme de la presse ou l'indépendance de la radio et de la télévision publiques».
  • Pourquoi l'affaire Coupat nous concerne tous

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    Depuis bientôt six mois, Julien Coupat est en détention provisoire, soupçonné d'être le chef d'une association de malfaiteurs dont le terrorisme serait l'entreprise. Ses avocats clament que le dossier est vide, tandis que le pouvoir affirme qu'il va se remplir. Mediapart a jusqu'ici factuellement montré les failles de l'enquête. Le temps nous semble maintenant venu d'expliquer pourquoi l'affaire de Tarnac n'est pas marginale, mais essentielle.