Journaliste au pôle politique, je chronique le second quinquennat d'Emmanuel Macron.
Déclaration d’intérêts
Par souci de transparence vis-à-vis de ses lecteurs, les journalistes de Mediapart remplissent et rendent publique depuis 2018 une déclaration d’intérêts sur le modèle de celle remplie par les parlementaires et les hauts-fonctionnaires auprès de la Haute autorité de la transparence et de la vie publique (HATVP), instance créée en 2014 après les révélations de Mediapart sur l’affaire Cahuzac.
Les députés ont voté mercredi la répartition des postes de gouvernance de l’Assemblée nationale, offrant deux vice-présidences au parti de Marine Le Pen. Privée de la questure qu’elle convoitait, La France insoumise a dénoncé les « magouilles » de la majorité, qu’elle accuse d’avoir pactisé avec la droite et l’extrême droite.
La députée des Yvelines succède à Richard Ferrand au terme de deux tours de scrutin. Elle convoitait la présidence de l’Assemblée depuis de nombreux mois.
Trois jours après avoir perdu sa majorité absolue à l’Assemblée nationale, le président de la République a tenté de minimiser son échec. Martelant que son programme devait être appliqué, il a enjoint à ses opposants de se prononcer sur leur volonté ou non de l’aider à le faire.
Emmanuel Macron a commencé mardi sa consultation des forces politiques par le parti Les Républicains, dont le ralliement lui permettrait d’obtenir la majorité absolue à l’Assemblée nationale. La droite d’opposition refuse toutefois de sauver le « Titanic » macroniste, avec 2027 en tête.
Désavoué par les urnes, le chef de l’État se retrouve confronté à une crise politique et institutionnelle inédite. Le second quinquennat de ce président sans majorité s’annonce insoluble, à moins d’une recomposition encore difficile à imaginer.
Renaissance de la gauche, affaiblissement de Macron, place de l’extrême droite… À la veille du second tour des législatives, Mediapart passe en revue les principales questions que pose le scrutin.
Alors qu’une troisième femme accuse Damien Abad de tentative de viol, l’exécutif ne bouge pas d’un iota. Élisabeth Borne a conforté son ministre des solidarités, remettant le sujet dans les mains de la justice. L’opposition, de gauche comme de droite, dénonce l’inertie du pouvoir.
En refusant d’appeler clairement à voter pour les adversaires du Rassemblement national, le camp présidentiel a révélé les failles de son fonctionnement interne autant que les divergences idéologiques qui le traversent.
Moins de deux mois après sa réélection, Emmanuel Macron doit essuyer une première déception électorale. Le camp présidentiel n’a guère rassemblé plus de voix, au niveau national, que la gauche unie. Favorisée par les reports de voix au second tour, la Macronie craint toutefois de perdre sa majorité absolue à l’Assemblée.
Le camp présidentiel voit arriver dans un brouillard d’inquiétude des élections législatives qu'il avait abordées de haut. Pris de court par l’union de la gauche, Emmanuel Macron a tenté de se faire entendre dans les derniers jours pour éviter la déroute. Comme pour rattraper l’échec de sa stratégie initiale.
Menacée de disparition, la droite LR espère limiter la casse aux élections législatives. Comme ses collègues, dont 70 sont candidats, Aurélien Pradié, le secrétaire général du parti de droite, mise sur son ancrage et sa notoriété locale pour rempiler au Palais-Bourbon. Quitte à déconnecter la campagne des enjeux nationaux.
La finale de la compétition européenne de football, samedi à Saint-Denis, a été émaillée de nombreux incidents. Des centaines de supporters de Liverpool ont été nassés, bloqués à l’entrée du stade, puis gazés par les forces de l’ordre. Une faillite des pouvoirs publics français qui ponctue de longues années d’un maintien de l’ordre répressif et inadapté, souvent violent.