Journaliste au pôle politique, je chronique le second quinquennat d'Emmanuel Macron.
Déclaration d’intérêts
Par souci de transparence vis-à-vis de ses lecteurs, les journalistes de Mediapart remplissent et rendent publique depuis 2018 une déclaration d’intérêts sur le modèle de celle remplie par les parlementaires et les hauts-fonctionnaires auprès de la Haute autorité de la transparence et de la vie publique (HATVP), instance créée en 2014 après les révélations de Mediapart sur l’affaire Cahuzac.
Au terme d’une soirée rocambolesque, l’Assemblée nationale a adopté une proposition de loi créant des pôles spécialisés au sein des tribunaux pour juger les violences intrafamiliales. Une proposition du groupe LR, soutenue par l’ensemble des oppositions… et farouchement combattue par Éric Dupond-Moretti.
Plus clairsemés que jamais à l’Assemblée nationale, les députés Les Républicains ont pourtant réussi à se rendre incontournables dans la nouvelle donne parlementaire ouverte par cette législature. Le groupe est également le seul à pouvoir faire tomber le gouvernement.
Les 90 000 adhérents revendiqués du parti Les Républicains (LR) doivent désigner, à partir du 3 décembre, leur nouveau président. Les semaines de campagne interne ont montré le rétrécissement idéologique d’un mouvement en lutte pour sa survie.
La Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP) a fait savoir mardi qu’elle avait signalé au parquet de Paris le cas de Caroline Cayeux, ministre démissionnaire du gouvernement, soupçonnée d’évaluation mensongère de son patrimoine et de fraude fiscale.
Le président de la République a profité de la journée de lutte contre les violences faites aux femmes pour exposer son bilan sur le sujet. Sans lever les doutes sur la faiblesse des moyens et du portage politique de la question au sommet de l’État.
De Jean Castex à Amélie de Montchalin en passant par Agnès Buzyn ou Christophe Castaner, le président de la République prend soin de trouver des points de chute à ses anciens ministres ou députés. Au mépris de l’exemplarité promise et de l’intérêt général.
Pour l’unique débat télévisé de la campagne, les candidats à la présidence du parti Les Républicains ont tenté de faire entendre des différences minimes ou tactiques. La soirée a surtout donné à voir l’absence d’idées nouvelles et renforcé le statut de favori d’Éric Ciotti.
Sur l’immigration, la sécurité ou les libertés publiques, le président de la commission des lois de l’Assemblée nationale tente d’incarner un contre-poids aux figures les plus droitières de l’exécutif. Il n’en défend pas moins les deux réformes en cours de Gérald Darmanin.
Interrogé sur les accusations graves qui pèsent sur la Coupe du monde de football au Qatar, le président de la République a esquivé en ressortant la vieille rhétorique de l’apolitisme du sport. Une erreur stratégique, une tartufferie politique et un contre-sens historique.
Le gouvernement a annoncé jeudi 10 novembre que l’« Ocean Viking » pourrait accoster à Toulon avec ses 234 personnes exilées à bord. Une décision saluée à gauche, critiquée à droite et à l’extrême droite, et qui remet la gestion des flux migratoires au cœur de la diplomatie européenne.
Au fond, qu’est-ce que le second quinquennat d’Emmanuel Macron ? Le chef de l’État a vécu six mois tumultueux, marqués par une défaite aux élections législatives, des crises qui durent et des projets qui s’enlisent. Le voilà désormais en quête d’un rebond et d’une direction.
La première ministre a engagé la responsabilité du gouvernement pour faire adopter le premier volet du budget 2023. Une manœuvre préparée de longue date, que l’exécutif tente de maquiller d’une couche de compromis.