Octobre 17. Les cent vies de Blumkine: poète, espion, tueur et martyr de Staline

On se perd dans les vies multiples de Yakov Blumkine, né dans une famille juive d’Odessa, ami des poètes, passionné d’Asie et de langues étrangères, proche de Trotski, dont il fut bien plus que le secrétaire. Espion, tueur, membre de la Tchéka (la police politique du régime soviétique), homme des missions impossibles à l’étranger, il consuma ses vies pour finir fusillé, à 31 ans, sur ordre personnel de Staline.

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« Chaque juif a neuf vies, aimait dire Blumkine. Tant que je ne les aurai pas vécues, je ne peux pas mourir ! Inutile d’essayer de me tuer ! » Je ne sais d’où vient cette variante de la légende qui attribue aux juifs ce qu’on prête habituellement aux chats. Mais chat ou juif, peu importe, la métaphore des neuf vies de Blumkine est bien commode pour mettre un peu d’ordre dans sa biographie embrouillée.

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