Comment le monde de l’édition fait-il face au virus ? L’arrêt de la chaîne du livre fait rejaillir les vieilles antiennes : concentration, surproduction, numérisation… Mais aussi émerger de nouvelles envies et des récits différents. Tour d’horizon économique et éditorial.
Contesté par son premier actionnaire, Arnaud Lagardère se prépare à une assemblée générale houleuse. Pour résister, il a appelé Vincent Bolloré en soutien. Ce qui est déjà pour beaucoup le signal de sa chute. Même en cas de succès, Arnaud Lagardère devra donner des gages et renoncer aux pleins pouvoirs dans son groupe. Voire tout quitter.
Faute de masques chirurgicaux, le gouvernement a créé en deux mois une filière de masques anti-postillons en tissu. La France est le premier pays européen à expérimenter massivement ces modèles ni certifiés, ni normés et scientifiquement mal connus.
Le gouvernement n’a pour l’heure débloqué aucun budget spécifique pour soutenir la recherche d’un vaccin, selon nos informations. Si l’épidémie perdure, il est pourtant présenté comme un sésame à la sortie de crise. Et le risque est latent d’une guerre mondiale pour y avoir accès.
Faute de pouvoir organiser des partiels classiques pour cause de risque sanitaire, certaines universités réfléchissent à une télésurveillance des examens, via des prestataires privés. Un dispositif contesté et coûteux, que le gouvernement encourage.
Le dossier d’instruction, auquel Mediapart et Reporterre ont eu accès, contient des centaines de messages soumis au secret professionnel entre les avocats et leurs clients. L’un des avocats du mouvement a été surveillé avant d’être mis en examen.
Alors que les autorités dévoilent jeudi soir une première liste des départements « rouges » (pas prêts pour le déconfinement), Mediapart explore les pistes scientifiques susceptibles d’expliquer pourquoi certaines régions semblent ménagées par le coronavirus.
Mehdi Medjahed est arrivé en France il y a treize ans. Interpellé lors d’un contrôle policier qui a dégénéré, cet agent de sécurité incendie a fait l’objet avant même la fin de sa garde à vue d'une obligation préfectorale à quitter le territoire.
En Espagne, trois des quatre plus grands opérateurs privés dans le secteur des maisons de retraite appartiennent en partie à des groupes ou des fonds d’investissement français. Leur gestion est mise en cause.
Le manque de médecins présents dans les Ehpad a participé à la catastrophe. En Île-de-France notamment, l’agence régionale de santé a mis trop de temps à en prendre la mesure. Pour réagir surtout.
L’enquête pénale ouverte en juillet 2017 sur les opposants au projet d’enfouissement de déchets nucléaires Cigéo dans la Meuse, accusés d’avoir tenté de mettre le feu à un hôtel-restaurant, a nécessité l’engagement de moyens financiers considérables par la justice et la gendarmerie, comme le révèle une enquête de Reporterre et Mediapart.
Le gouvernement, incapable à ce jour de connaître les capacités des laboratoires sur son territoire à réaliser des tests, s’est tourné vers un cabinet privé pour réaliser un audit. Enquête sur le désastreux pilotage des tests Covid-19.
Des dizaines de personnes placées sur écoute, plus d’un millier de discussions retranscrites, plus de 85 000 conversations et messages interceptés, plus de 16 ans de temps cumulé de surveillance téléphonique : l’information judiciaire ouverte en juillet 2017 est une machine de renseignements sur le mouvement antinucléaire de ce village de la Meuse, selon les documents qu’ont consultés Reporterre et Mediapart.
Des milliers de professionnels de santé et de pompiers sont contaminés. Certains souffrent et meurent. D’autres continuent à travailler, et propagent le virus. L’AP-HP envisage pourtant de systématiser ce fonctionnement, selon une note obtenue par Mediapart.
Nul ne sait combien de soignants sont morts du Covid-19. Et nul ne sait combien auraient pu y échapper s’ils avaient bénéficié des protections nécessaires. Pour rendre hommage à ces infirmiers, médecins, aides-soignants, Mediapart a décidé de les raconter.
Plus de 1 300 défunts sont déjà passés par la morgue provisoire de Rungis, où les cercueils sont même déplacés au transpalette, d’après nos informations. Interdit à la presse, le hangar est géré par un opérateur funéraire, OGF, dont les tarifs ont choqué des familles. C’est pourtant l’État qui l’a choisi. Une inspection est en cours.