Libertés individuelles: ces garde-fous qui irritent les politiques

Défenseur des droits, Cnil, Observatoire de la laïcité, Commission nationale consultative des droits de l’homme… Souvent décriés, rarement écoutés, les organismes qui gravitent autour du gouvernement font régulièrement l’objet de batailles politiques, qui rendent d’autant plus nécessaire leur indépendance.

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

Leur acronyme apparaît parfois au détour d’un débat parlementaire, comme celui qui s’est tenu en début d’année, à l’Assemblée nationale, autour du projet de loi « séparatisme ». Le 5 février, en pleine discussion du texte, le député Les Républicains (LR) Patrick Hetzel prend la parole pour citer un extrait de l’avis de la Commission nationale consultative des droits de l’homme (CNCDH). « Certes, c’est un avis, mais enfin quand même, c’est une autorité qui s’exprime sur les droits de l’homme et vous devriez y prêter beaucoup plus d’attention que vous ne le faites », lance-t-il à Gérald Darmanin. Depuis le banc des ministres, celui de l’intérieur se contente de rétorquer : « La prochaine fois, vous devriez citer la Défenseure des droits. Vous vous gauchisez… »