Le Mili prend la tête de cortège pour mieux en découdre avec la police

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Ils sont une cinquantaine, lycéens, étudiants, jeunes travailleurs ou précaires. Depuis quelques années, on les voit dans les manifestations en découdre avec les CRS. Qualifiés d'anarchistes, d'autonomes ou de casseurs, ils s'expliquent dans un entretien à Mediapart.

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Ce mardi 5 avril à Paris, la manifestation sauvage lycéenne, prévue à 11 heures au départ de Nation, a rapidement dégénéré. Boulevard Diderot, le cortège a été séparé en plusieurs morceaux par des cordons de CRS toutes matraques dehors. Face aux hommes en bleu, des jeunes en noir, visage masqué pour la plupart, capuche, voire lunettes de plongée pour se protéger des gaz lacrymogènes. Plusieurs slogans reviennent en chœur parmi le millier de lycéens réunis : « Et tout le monde, déteste la police », « Paris, debout, soulève-toi », « Rémi, on n’oublie pas » ou le moins poétique « Flics, porcs, assassins ».