Au programme (5). Russie, la ligne de partage

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Les candidats parlent peu de politique étrangère. La diplomatie est parfois tout simplement absente de leur programme. Quand ils sont interrogés sur la relation à établir avec la Russie, toutefois, les prises de position sont plutôt tranchées.

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Le quinquennat Hollande s’est caractérisé, sur la scène internationale, par un net refroidissement des relations avec la Russie. L’annexion par Moscou de la Crimée, à l’hiver 2014, puis la guerre larvée dans l’est de l’Ukraine, menée par des séparatistes aidés de soldats russes, a fâché les Européens, et le Quai d’Orsay a tourné le dos à son tropisme russe traditionnel. Depuis mars 2014, un régime de sanctions visant le pouvoir russe est en vigueur tandis que de son côté, Moscou a mis en place un embargo sur les produits alimentaires européens. Depuis, les relations se sont complexifiées avec l’intervention de la Russie sur le terrain syrien. Comment les candidats à la présidentielle – dont certains entretiennent des liens privilégiés avec le Kremlin – se positionnent-ils face au géant russe ? Réfléchissent-ils à une résolution du conflit en Ukraine ? Loin d’être anodine, cette question donne à voir une ligne de fracture très nette entre les candidats souverainistes et/ou critiques de l’Union européenne, qui s’avèrent être les plus prolixes sur les relations franco-russes et prônent la fin des sanctions, et les autres, minoritaires, plutôt partisans du statu quo.