Nicolas Sarkozy, l’omniprésent absent du procès Bygmalion

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Nicolas Sarkozy, dont la stratégie consiste à n’avoir assisté jusqu’ici à aucune des audiences du procès de sa campagne présidentielle de 2012, doit être interrogé, mardi 15 juin, par le tribunal correctionnel de Paris. Il risque un an de prison.

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Il est le grand absent de son propre procès, le seul des quatorze prévenus à sécher les audiences, comme pour se donner de la hauteur ou montrer qu’il n’est pas concerné par la fraude financière massive de sa campagne présidentielle de 2012. L’ombre de Nicolas Sarkozy plane chaque jour sur les débats du procès Bygmalion, ouvert le 20 mai dernier. Rares sont ceux qui osent citer son nom à la barre, le plus souvent de façon lénifiante. C’est que le parrain de la droite a fait de nombreuses carrières et a encore le bras long.