«Une cocotte-minute qui bout depuis longtemps»

Portraits de manifestants croisés ce samedi dans les cortèges à Paris et Saint-Brieuc et avant la nouvelle journée de mardi.

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Michel Dedenis, chômeur, et sa femme Joëlle

Ils essaient de venir à chaque fois aux manifs parisiennes, même s'ils habitent à Palaiseau (Essonne). Joëlle, 56 ans, travaille à temps partiel («un choix», précise-t-elle) comme secrétaire dans le BTP. Son mari Michel, 58 ans, a été licencié au début de l'année. Aucun des deux n'est syndiqué. Michel était ingénieur chez un sous-traitant automobile de Trappes, un grand groupe dont le siège est au Luxembourg. «Ils gardent que les jeunes pas cher, ils se foutent des compétences», dit-il.