À Saint-Fons, près de Lyon : se sentir français, mais « sans plus »

L’abstention parviendra-t-elle à perturber la dernière élection encore préservée du désamour civique français, la présidentielle ? À Saint-Fons, dans le Rhône, où seuls 14 % des inscrits ont voté au second tour des régionales, l’enjeu est déjà de se sentir partie prenante du destin collectif.

La lecture des articles est réservée aux abonné·es. Se connecter

Saint-Fons (Rhône).– Cette fois-ci, elle ira peut-être. Zoulikha Tounsi, née en Algérie il y a 72 ans, a vécu la majeure partie de sa vie en France sans la nationalité et donc sans droit de vote. Et puis son fils est parti vivre à Londres, avec femme et enfants, et Zoulikha s’est décidée pour un passeport français. Habitante de Saint-Fons dans la banlieue lyonnaise, cette retraitée a néanmoins « choisi le pire moment » pour se lancer dans la participation électorale. « Toute cette haine contre l’autre que l’on entend dans cette présidentielle... Je ne sais pas où va la France, mais elle y va tout droit. »

1€ pour 15 jours

Résiliable en ligne à tout moment

Je m’abonne

L’info part de là

Soutenez un journal 100% indépendant : sans subventions, sans publicités, sans actionnaires

Tirez votre information d’une source de confiance

Accédez en exclusivité aux révélations d’un journal d’investigation

Déjà abonné ?

Mot de passe oublié

Voir la Une du Journal