Burkina Faso: les terroristes étaient liés au président déchu Blaise Compaoré

Par et

Le ministre français des affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, s’est rendu au Burkina Faso pour évoquer avec le président Roch Kaboré la lutte contre le terrorisme. Deux semaines après le double attentat qui a frappé Ouagadougou, des témoignages rappellent les liens étroits que leurs auteurs avaient développés avec le pouvoir de Blaise Compaoré, ancien allié de la France et renversé en 2014.

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

Trois attentats spectaculaires et meurtriers. Depuis qu’il a été élu, fin 2015, le président du Burkina Faso Roch Kaboré est confronté à une situation sécuritaire d’une gravité sans précédent. Alors que les attaques de janvier 2016 et août 2017 ont ciblé des restaurants et un hôtel à Ouagadougou, la capitale, celle du 2 mars 2018 a pour la première fois visé des institutions, et pas n’importe lesquelles : l’état-major des armées et l’ambassade de France. Huit assaillants et huit membres des forces de sécurité ont été tués dans un affrontement qui a duré plus de quatre heures.