Le premier ministre japonais place Pyongyang au cœur de sa campagne électorale

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Shinzo Abe a convoqué des élections anticipées le 22 octobre, profitant d’un regain de popularité, notamment lié à ses prises de position très fermes sur la Corée du Nord. Ses opposants l’accusent d’exagérer et d’instrumentaliser la menace nord-coréenne.

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Île d'Okinawa (Japon), envoyé spécial.- La multiplication des tirs de missiles nord-coréens, dont deux ont survolé le Japon fin août et mi-septembre, a provoqué une série de réactions, parfois étonnantes, de la part du gouvernement japonais. À Tokyo, des batteries de missiles Patriot ont été ostensiblement déployées en plein centre-ville et neuf lignes de métro ont été stoppées lors d’un tir de missile, qui n’avait pourtant pas survolé le pays. Sur l’île d’Hokkaïdo, lors du tir du 15 septembre, à l'aube, des sirènes et des textos ont enjoint à la population d’aller immédiatement se mettre à l’abri. À chaque nouveau coup d’éclat nord-coréen, les programmes des télévisions sont régulièrement interrompus par des flashs d’information.