Le message est sans appel. Le gouvernement américain donne trois mois aux groupes européens pour couper tous les ponts avec Téhéran. Le dollar et les lois d’extraterritorialité permettant aux autorités américaines de poursuivre les groupes étrangers rendent l’embargo incontournable. Quoi qu’en disent les Européens.
Humiliés par Donald Trump, les dirigeants européens veulent sauver les intérêts de leurs entreprises en Iran, mais aussi leur partenaire iranien, le président Hassan Rohani. « Ce n’est pas la fin de l’histoire », tempère l’Élysée.
Macron et La République en marche ont bouleversé le système partisan français. Le retour à la situation antérieure est improbable, mais il n’est pas certain que le paysage actuel soit figé. Le séisme de 2017 pourrait être suivi de plusieurs répliques.
Le parti de gauche issu du mouvement kurde HDP a officiellement désigné son charismatique leader Selahattin Demirtas, bête noire du président Erdogan, pour le représenter à la présidentielle du 24 juin. La nomination d’un candidat en détention provisoire depuis 18 mois soulève de nombreuses interrogations, mais elle a réveillé la ferveur militante.
À la veille de la « Fête à Macron » organisée ce samedi 5 mai, les syndicats, forces politiques et associations ont annoncé une date de mobilisation commune, le 26 mai. Mais si le décloisonnement partis-syndicats est en cours, au sein de la gauche politique, l’union est complexe. Retour sur un mois et demi de discussions, entre divergences stratégiques et méfiance réciproque.
Dans son entretien à Forbes, Emmanuel Macron explique que ses choix économiques sont déterminés par sa volonté de coller aux intérêts des investisseurs. Il ne se contente pas d’annoncer la fin de l’exit tax, il présente une vision du monde faite de soumission à la volonté des plus riches.
Depuis la mobilisation contre le CPE de 2006, l’ultragauche revient régulièrement dans l’actualité française. Pourtant, son identification demeure incertaine dans le débat public. Retour sur la définition d'un mouvement qui en dit aussi long sur le maintien de l'ordre que sur la stabilité politique d'un régime.
En révélant un beau coup des espions du Mossad, le premier ministre israélien espère convaincre les États-Unis de dénoncer l’accord sur le nucléaire iranien, même s’il n’apporte aucune preuve.
Il y a une curieuse absence depuis le début des révélations sur le financement de Daech par Lafarge : celle des actionnaires, et notamment le groupe Bruxelles Lambert, contrôlé par Albert Frère et le Canadien Paul Desmarais, et l’homme d’affaires égyptien Nassef Sawiris. Ni les uns, ni les autres ne sont connus pour être des actionnaires passifs. Aujourd’hui, tout est organisé pour qu’ils soient oubliés.
En ce printemps, chacun évoque l’ombre de Mai 68. Mais il est aussi un autre anniversaire riche d’enseignements : celui du coup d’État des généraux, le 21 avril 1961 à Alger.