Derrière la volonté de permettre aux entreprises hexagonales de continuer à commercer avec Téhéran se cache une grave crise transatlantique et de vraies craintes d’un embrasement régional.
L’exonération, puis la suppression à partir de 2020, de la taxe d’habitation a déclenché une réaction en chaîne qui aura un coût considérable pour l’État et le conduira à de nouvelles coupes budgétaires. Le fruit d’une politique d’abord électoraliste.
Emblématiques du macronisme, l’affaire du conflit d’intérêts du secrétaire général de l’Élysée et celle des « ristournes » de la campagne présidentielle racontent une même histoire : l’emprise de groupes privés sur la vie publique. Elles ont aussi une même morale : la faillite des autorités de contrôle en France.
Mediapart publie les bonnes feuilles de l’ouvrage académique de notre collaborateur Fabien Escalona, consacré à la « reconversion partisane » de la social-démocratie en Europe. Il y expose les futurs possibles d’une famille de partis désormais entrée en crise profonde.
Samedi soir, l’attaque survenue dans le quartier de l’Opéra à Paris a fait un mort et quatre blessés. L’assaillant, abattu par la police, était un jeune Russe d’origine tchétchène. Son mode opératoire s'inscrit dans une vague d'attentats réalisés avec des moyens sommaires.
La dernière sortie du président de la République sur les défenseurs des APL et l’héroïsme d’Arnaud Beltrame reflète la stratégie de l’Élysée : imposer ses réformes au pas de charge et mépriser les colères, tant Emmanuel Macron est persuadé que le temps finira par lui donner raison.
Après le sommet historique entre les deux Corées, en avril dernier, une autre rencontre aussi spectaculaire s’annonce, entre Donald Trump et le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un, le 12 juin à Singapour. Mike Pompeo, ancien patron de la CIA devenu chef de la diplomatie américaine, était à Pyongyang le 9 mai, symbole du rôle crucial des agences d’espionnage dans le processus en cours.
En sortant de l’accord nucléaire iranien, le président Donald Trump a voulu satisfaire sa base. Mais son administration n’a aucun « plan B ». Conduite par Mike Pompeo et John Bolton, elle est condamnée à utiliser la même rhétorique belliciste et les mensonges qui justifièrent les guerres catastrophiques du début des années 2000.
Comme l’a montré l’attaque aérienne massive lancée mercredi 9 mai par Israël contre les positions iraniennes en Syrie – l’attaque israélienne la plus importante contre la Syrie depuis 1974 –, le gouvernement Netanyahou est décidé à s’opposer par tous les moyens à la présence de bases avancées de la République islamique à ses frontières. Et l’appui spectaculaire qu’il reçoit de Trump risque fort de ne pas l’inciter à la retenue.
Pour diriger la CIA, Donald Trump a choisi Gina Haspel, 33 ans de maison, impliquée dans les programmes de torture de l'après-11-Septembre. Devant les sénateurs, elle a juré que cette époque était révolue. Sans condamner les agissements d'une institution dont elle a gravi tous les échelons.