À moins de deux semaines des législatives, l’affaire Ferrand prospère sans vouloir s’éteindre. Plusieurs responsables politiques demandent sa démission, mais le gouvernement fait le dos rond. Il ne commente pas davantage l’enquête préliminaire visant la ministre des affaires européennes.
Le président de la République est en train de décevoir ses adversaires : en plaçant de fins connaisseurs aux postes de conseillers et en imposant un tempo propice à attendre les législatives, il installe un semblant de dialogue sur la future loi sur le travail, même si démarrer son quinquennat sur ce texte est un reniement.
Pour faire repartir l’économie, Emmanuel Macron entend relancer l’investissement productif en introduisant un impôt à taux unique sur le capital de 30 %. Une solution qui va satisfaire les grands investisseurs et les marchés financiers, mais qui pourrait bien manquer sa cible principale.
À l’avènement de la Ve République, l’hypertrophie du pouvoir exécutif avait pour pendant une double promesse de prospérité collective et de grandeur nationale. Incapable de restaurer cet équilibre rompu, Macron se coule pourtant dans une geste monarcho-présidentielle obsolète.
Diminuer le nombre de soldats et renouveler les équipements : c’est l’objectif du président Xi Jinping, dans un contexte régional tendu. Plus habitués au maintien de l’ordre intérieur, les militaires s’entraînent en fournissant à l’ONU de gros contingents pour le maintien de la paix.
La société civile a entamé un bras de fer avec la présidence de la République, porteuse d’un projet de loi de « réconciliation » qui veut pardonner la plupart des corrompus. Quatre hommes ont toutefois été arrêtés en début de semaine.
Bruno Le Maire a confirmé, lors de son premier voyage à Berlin, ce lundi 22 mai, sa proximité de vue avec Wolfgang Schäuble. D’ores et déjà, la France semble accepter de donner la priorité à la logique économique actuelle de la zone euro, faite de consolidation budgétaire et de dévaluations compétitives.
Le quartier de La Chapelle à Paris serait-il devenu un coupe-gorge pour les femmes, au point que celles-ci n'oseraient plus sortir de chez elles ? Relayée par Le Parisien, une pétition suscite la polémique depuis plusieurs jours, rappelant les débats occasionnés à la suite de Cologne et Sevran.
Le président turc a fait son retour officiel à la tête du parti islamo-conservateur qui l’a porté au pouvoir en 2003. Première expression concrète du système adopté par référendum en avril, cette intronisation va lui permettre de faire le ménage dans son parti avant des rendez-vous électoraux cruciaux en 2019.
À l'issue de quatre jours passés en Arabie saoudite, en Israël et à Bethléem, le président américain a renoué l'alliance avec la monarchie saoudienne au prix de nombreuses contradictions, mais il a aussi surpris en ne s'alignant pas complètement sur les positions de la droite israélienne et américaine.