Depuis trois mois, l’élection de Donald Trump a repolitisé l’Amérique. Les électeurs démocrates, loin de leur parti vermoulu, se mobilisent en des milliers de groupes d’intervention pour « résister » aux coups de force du 45e président et inventent de nouvelles formes d’action. Premier objectif : battre les républicains au Congrès en 2018 et attaquer en justice les mesures Trump.
Dans ses appels à l’unité face au Front national, le candidat d’En Marche! est handicapé par son CV, son image et son projet qui rebute certains à gauche et à droite. Il tente de donner quelques gages à ceux qui n’ont pas voté pour lui. Mais, sur le fond, il garde sa ligne et veut hâter, s’il est élu, une « recomposition » politique après la présidentielle.
Le pape François se rend en visite officielle au Caire à partir de ce vendredi 28 avril pour relancer le dialogue islamo-chrétien, dans un pays où le débat sur la réforme du discours religieux et la lutte contre les idées extrémistes est devenu un terrain de tensions entre le pouvoir et la principale autorité religieuse du pays, l'université al-Azhar.
Pour l'historien Nicolas Lebourg, la stratégie de « dédiabolisation » du Front national n'est pas la seule explication à l'absence de grandes manifestations contre la présence de l'extrême droite au second tour : s'y ajoutent la crise de l'antiracisme et les divisions de la gauche.
La montée des populismes est la résultante de nos échecs économiques. Le travail se retrouve de plus en plus exclu du partage des richesses créées au profit du capital. Jamais les inégalités n’ont été aussi grandes. Un effondrement historique depuis l’avènement de l’ère industrielle.
Emmanuel Macron prône une politique sociale libérale, il ne s’en cache pas. Mais souhaitant ménager partenaires sociaux et électeurs venus de la gauche, le candidat d’En Marche! demeure flou sur les modalités de mise en œuvre de ses propositions en cas de victoire.
Pour nombre d'ouvriers et de précaires, Marine Le Pen est celle qui les entend le mieux. Mais dans les faits – les déclarations de ses dirigeants, leurs votes, leurs décisions, et même leur programme –, le Front national ne défend pas les intérêts des salariés. Démonstration en trois points.
Le second tour de la présidentielle divise la droite entre les partisans d’un appel à voter Macron, ceux qui préfèrent s’abstenir et ceux qui se disent prêts à voter FN. Confrontés à l’extrême droitisation d’une large partie de leur base, nombre d’élus LR craignent de voir Marine Le Pen l’emporter.
Finaliste de la présidentielle, le candidat d’En Marche! est apparu grisé par son résultat dimanche. Au risque de donner le sentiment de ne pas assez se préoccuper de « rassemblement ». Il reprend vraiment sa campagne mercredi, en déplacement dans les Hauts-de-France, région où le FN est arrivé en tête.
C’est l’obsession de Podemos depuis sa création : passer devant les socialistes du PSOE. Jean-Luc Mélenchon, lui, y est parvenu en France, alors même que beaucoup de cadres de Podemos, à Madrid, ont longtemps douté de la stratégie du candidat français.