C'est un vote de rejet. Net, violent parfois (le score du FN), multiforme. Une sanction presque épidermique qui concerne un homme: Nicolas Sarkozy. Ce premier tour des régionales pourrait permettre, dimanche prochain, au PS de réaliser le «Grand chelem» dans les régions. Mais il ne signifie pas pour autant une adhésion retrouvée aux forces de gauche. Le record d'abstention (environ 53%) et le poids de l'extrême droite disent l'ampleur du malaise.
La crise grecque bouscule la fausse certitude qui veut qu'un pays ne fasse jamais faillite. Reste qu'il n'existe au niveau international aucun mécanisme juridique, comparable au régime des faillites type “Chapter 11” aux Etats-Unis, qui organise la négociation entre le pays débiteur et ses créanciers. Chaos et panique garantis. Pourtant un tel mécanisme a été proposé en 2002, avant d'être enterré par la volonté des Etats-Unis. A revoir tant qu'il est encore temps.
Vingt ministres et secrétaires d'Etat sont candidats dans ces élections régionales. Difficile donc de n'y voir que des élections locales sans portée nationale, comme l'a expliqué Nicolas Sarkozy. Pour relativiser la défaite annoncée et éviter tout remaniement gouvernemental important, la majorité présidentielle a affûté ses arguments. Décryptage de ce que les leaders de droite nous diront dimanche soir.
Deux ans avant 2012, les élections régionales sont l'occasion de sanctionner nationalement un pouvoir qui le mérite. Car Nicolas Sarkozy, ce n'est pas rien, mais bien plutôt la mise en cause systématique du pacte républicain établi en France depuis 1945. Réponse à ceux qui prétendent le contraire, où l'on découvre que le diagnostic de Mediapart fait école à la fondation Terra Nova et dans la revue Esprit. Deuxième volet de notre série.
En 2009, les bénéfices des groupes du Cac 40 se sont élevés à 47 milliards d'euros. Ceux-ci s'apprêtent à reverser 35,5 milliards à leurs actionnaires. Jamais les taux de distribution n'ont été aussi élevés. Certains groupes ont même décidé de verser un montant de dividendes supérieur à ce qu'ils avaient gagné. Au nom d'un principe: l'actionnaire doit être rassuré. Pas question de lui demander de partager le fardeau de la crise.
Au-delà de leurs enjeux locaux, les élections régionales sont l'occasion de sanctionner durement un pouvoir qui le mérite amplement. Mais, de même que les forts succès régionaux de la gauche en 2004 n'avaient pas assuré sa victoire nationale en 2007, l'impopularité d'aujourd'hui ne garantit aucunement l'alternance de demain. Analyse en trois épisodes du paysage politique avant que ne commencent les grandes manœuvres présidentielles.
Dominique de Villepin est premier ministre mais personne ne le sait. Il est au salon de l'agriculture. Il est aux côtés des femmes victimes de violence morale, le 8 mars. Il est en banlieue. Il fixe «les priorités», appelle les Français à la «solidarité» dans la «crise», explique qu'il «assume ses responsabilités». Décryptage.
On dit de lui qu’il a été élu grâce à la France. Fils du patriarche ayant régné sans partage sur le Gabon pendant plus de quarante ans, Ali Bongo Ondimba a récemment fêté ses 100 jours au sommet de l’Etat. 100 jours durant lesquels il a tenté de faire oublier son adoubement douteux. Nicolas Sarkozy lui rend visite aujourd'hui.
Enfin! Pour la première fois, une étude évalue l'«impact de la crise sur la pauvreté».Réalisée par l'OFCE, elle sera rendue publique jeudi 25 février. Mediapart se l'est procurée. Ses résultats sont inquiétants. Le chômage resterait perché à 10% environ en 2012, et la foule des chômeurs de longue durée grossira de 600.000 chômeurs d'ici là. La pauvreté va gagner du terrain: pour deux personnes perdant leur emploi entre 2007 et 2010, une ou deux pourraient basculer en dessous du seuil de pauvreté. «La hausse du chômage aura des conséquences considérables en termes sociaux», prédit le rapport.