Dans la foulée de François Fillon, Nicolas Sarkozy a désavoué Bernard Kouchner. L'initiative personnelle du ministre des affaires étrangères, appelant hier à la «proclamation rapide d'un Etat palestinien, avant même la négociation sur les frontières», s'est vue recadrée, à l'occasion de la visite à Paris de Mahmoud Abbas, le président de l'Autorité palestinienne. Alain Dieckhoff, chercheur au Ceri, analyse ces annonces.
Dans la crise des dettes publiques des pays avancés, l'épisode grec n'était qu'un amuse-gueule, pas même le hors-d'œuvre. La crise financière n'a fait que charger un peu plus une barque déjà sous la ligne de flottaison et que les dépenses liées au vieillissement de la population promettent au naufrage. Le président de la Fed de Kansas City et les économistes de la BRI viennent de rappeler quelques évidences. Analyse.
Dimanche chargé pour le patron de Total: le 21 février, Christophe de Margerie devait recevoir les syndicats, quatre jours après le lancement d'une grève illimitée au sein des six raffineries françaises du groupe, pour protester contre la fermeture de l'usine des Flandres, près de Dunkerque. Le PDG doit aussi s'entretenir avec Christian Estrosi, ministre de l'industrie. Objectif: éviter un durcissement du conflit à trois semaines des élections régionales. Pendant ce temps-là, à Dunkerque, les manifestations de salariés en colère alternent avec les «bandes» du carnaval, qui bat son plein. Cette fête populaire et masquée peut-elle renforcer les luttes des salariés de Total?
Alors que les sondages donnent Valérie Pécresse largement battue au second tour des élections régionales (21 mars) par le socialiste Jean-Paul Huchon, l'équipe de la chef de file UMP en Ile-de-France tire la sonnette d'alarme et appelle les électeurs à «se mobiliser massivement». Mediapart a analysé les cinq points faibles de la campagne de la ministre de l'enseignement supérieur.
L'arrestation d'un important dirigeant taliban, réputé être le n°2 du fameux mollah Omar, est indéniablement une réussite pour les Américains. Mais les conditions dans lesquelles cette capture s'est faite, de même que les motivations des Pakistanais qui l'auraient facilitée, restent mystérieuses et sujettes à des interprétations divergentes mais pas forcément contradictoires.
Depuis samedi 13 février, les forces américaines et britanniques sous l'égide de l'Otan, accompagnées par l'armée afghane, ont entrepris la plus vaste offensive militaire dans le sud du pays depuis 2001. Objectif: reprendre la ville de Marjah aux talibans. Ambition: construire une ville modèle qui permette aux Occidentaux de se retirer.
Les Etats et les banques centrales ont dépensé des centaines de milliards pour sauver le système financier. Un an après, les mêmes acteurs, qui étaient au bord de l'écroulement, reviennent. Et sans scrupule, exigent de ceux qui les ont épargnés, une rigueur qu'ils ne se sont jamais imposée. Les gouvernements paient leur pusillanimité à l'égard d'un monde financier qu'ils n'ont pas osé réformer.
Les Iraniens s'apprêtent à défiler en masse ce jeudi, jour du 31e anniversaire de la révolution islamique, pour crier leur volonté de changement. Plus radical et spontané, le «mouvement vert» s'est désormais largement émancipé de ses leaders, les ex-candidats Karoubi et Moussavi.
Ce fut en apparence une semaine vide, marquée par un déplacement du président de la République en Corse. Ce fut, en fait, une semaine de disputes au sein du gouvernement, une semaine où de nouveaux indicateurs ont viré au rouge pour l'Elysée. Chacun dorénavant joue sa partie et laisse planer ses menaces et ses plans. Après les élections régionales, ces quelques jours resteront peut-être comme la butte-témoin d'un exécutif à bout de souffle.
Un projet de décret sur la fonction publique prévoit qu'un fonctionnaire pourra être licencié, sans indemnités, encas de réorganisation des services, s'il refuse trois réaffectations. Les syndicats parlent de provocation. Le gouvernement déclare qu'on lui fait un mauvais procès. De la révision générale des politiques publiques à la réforme des retraites en passant par le non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant à la retraite, la politique suivie est pourtant celle d'un bradage de la fonction publique où 100.000 postes ont été supprimés depuis 2007. Analyse.