Analyses

  • L’échec de Syriza illustre le défaut «d’organisation» de la gauche radicale

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    Alexis Tsipras en 2018. © Reuters/Alkis Konstantinidis Alexis Tsipras en 2018. © Reuters/Alkis Konstantinidis

    La victoire de Syriza a ressuscité les espoirs des partisans d’une troisième voie entre les partis communistes épuisés et la social-démocratie ralliée à la gestion néolibérale. Mais Tsipras et ses alliés ont été absorbés par l’appareil d’État.

  • Municipale à Paris: LREM au défi d’un positionnement politique clair

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    La commission nationale d’investiture de LREM pour les municipales auditionne mardi les candidats à la mairie de Paris. L’enjeu est central pour le parti majoritaire, mais l’espace politique demeure restreint face à Anne Hidalgo et aux écologistes.

  • Iran: les radicaux à la manœuvre

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    Le président Hassan Rohani avait promis pendant sa campagne qu’il ne laisserait pas les filles se faire attaquer dans la rue © Reuters Le président Hassan Rohani avait promis pendant sa campagne qu’il ne laisserait pas les filles se faire attaquer dans la rue © Reuters

    La crise ouverte par Donald Trump a permis aux ultras de revenir en force. Les « pragmatiques » sont devenus invisibles. Les conservateurs voudraient négocier mais en secret. L’arraisonnement d’un tanker iranien par la marine britannique risque d’aggraver le conflit, comme la décision de Téhéran de passer à la deuxième phase de réduction de ses engagements nucléaires.

  • Les nuages s’accumulent sur la révolution algérienne

    Par Lofti Barkati

    Après quatre mois d’un immense soulèvement populaire, l’inquiétude est perceptible chez beaucoup d’acteurs de cette révolution pacifiste. Un retour en arrière semble impossible, mais les divisions des oppositions empêchent de formuler un vrai projet démocratique et laissent l’armée maître de l’agenda.

  • A Niamey, les chefs d’Etat africains inaugurent l’ère du libre-échange

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    Le douzième sommet de l’Union africaine, qui s’ouvre jeudi 4 juillet à Niamey, va officiellement lancer une immense zone de libre-échange englobant les 54 États du continent, avec la création d’un marché unique pour les marchandises et les services. Des voix, minoritaires, dénoncent une « folie suicidaire ».

  • En Tunisie, un «jeudi noir» révèle la crise institutionnelle

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    Béji Caïd Essebsi le 1er juillet, entouré du personnel de l’hôpital. © Reuters Béji Caïd Essebsi le 1er juillet, entouré du personnel de l’hôpital. © Reuters

    Après deux attentats simultanés, jeudi 27 juin, dans la capitale, et l’hospitalisation du président de la République, la résilience des Tunisiens a mis à jour la faiblesse des institutions huit ans après la révolution, mais aussi le décalage avec les élites politiques.

  • Rahul Gandhi démissionne de la présidence du parti du Congrès indien

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    Rahul Gandhi au siège du Congrès indien, le 13 février 2019. © Reuters Rahul Gandhi au siège du Congrès indien, le 13 février 2019. © Reuters

    Rahul Gandhi a annoncé mercredi sa démission de la présidence du Congrès, signe de l’impuissance du parti fondateur de la démocratie indienne face à la droite radicale hindouiste. Artisan du tournant néolibéral, peuplé de barons locaux mais dépourvu d’une organisation efficace, le parti ne parvient plus à crédibiliser une vision inclusive du pays. 

  • Christine Lagarde à la BCE: une femme sous allégeance

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    Christine Lagarde a été jugée comme la candidate idéale pour succéder à Mario Draghi. Un choix dangereux, au moment où les politiques monétaires menées depuis dix ans sont à bout de souffle et où il va falloir autorité intellectuelle et audace pour trouver d’autres chemins.

  • En Allemagne, la règle d’or budgétaire au cœur des débats

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    L’Allemagne n’a cessé d’économiser au lieu d’investir. Même le patronat s’en inquiète. Les économistes s’interrogent désormais sur la nécessité de conserver une règle d’or budgétaire très restrictive. Mais le monde politique reste peu perméable à cette idée.

  • Au G20, le visage grimaçant du monde

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    Les dirigeants du G20 à Osaka, le 28 juin 2019. © Reuters Les dirigeants du G20 à Osaka, le 28 juin 2019. © Reuters

    Avant même la tenue du sommet à Osaka, Vladimir Poutine avait donné le la en déclarant que « le libéralisme est obsolète ». Et de fait, cette réunion du G20 a été marquée par l’affirmation de l’illibéralisme, la réhabilitation et la réinstallation des pouvoirs autoritaires et liberticides dans le premier cercle des responsables mondiaux. L’Europe n’a rien dit, actant sa reddition.