Maîtres Negar Haeri et Xavier Nogueras ont plaidé mardi l’acquittement de Mohammed Amri, l’un des deux accusés venus à Paris pour y récupérer Salah Abdeslam la nuit des attentats. Maître Delphine Boesel a souligné la jeunesse de Hamza Attou qui l’accompagnait.
Cinq ans de prison ont été requis contre Ali Oulkadi, accusé de « recel de criminel terroriste » pour avoir déposé Salah Abdeslam dans Bruxelles. Lundi, ses avocates, Marie Dosé et Judith Lévy, ont contesté l’accusation terroriste.
Les avocats généraux ont requis dix réclusions criminelles à perpétuité pour cinq des accusés dans le box et cinq autres présumés décédés en Syrie. Pour les dix autres hommes jugés, le ministère public réclame des peines allant de 5 à 30 ans de prison.
« De notre monde emporté » est un roman où la parole ouvrière a voix au chapitre. Christian Astolfi relate les dernières années des chantiers navals de La Seyne-sur-Mer, à travers un personnage, Narval, qui voit se défaire la puissance du travail.
En préambule d’un réquisitoire-fleuve, l’avocate générale Camille Hennetier a dressé le bilan des neuf mois d’audience d’un procès dont les acteurs n’ont cessé de lutter pour le ramener à sa normalité mais qui a débordé de par l’énormité du crime jugé.
La cour d’appel de Paris a débouté, mardi 31 mai, les demandes du député François Ruffin (LFI) visant à contester un accord judiciaire passé entre LVMH et la justice, au terme duquel une amende de 10 millions d’euros a permis l’abandon des poursuites contre le géant du luxe dans l’affaire Squarcini.
À chaque élection locale, le parti du clan Le Pen peine à trouver assez de candidats présentables. Entre les profils « non dédiabolisables » et ceux qui semblent manquer de formation, le parti d’extrême droite se retrouve devant le même problème : il manque de cadres compétents.
Retour sur un livre capital, « Explorations sur le terrain du sexe ukrainien », œuvre d’Oksana Zaboujko originellement publiée en 1996. On y découvre une impressionnante rage d’exister – de survivre –, non pas en tant que femme mais en tant qu’Ukrainienne.
Dans une enquête ethnographique, Colin Robineau rend compte des trajectoires biographiques d’un groupe d’autonomes. Loin des clichés, il porte un regard nuancé sur cette « bohème politique » aux idéaux libertaires, mais ultra-codifiée.
Et si, en 1942, l’Allemagne nazie, vainqueur sur l’Europe, avait signé un traité de paix avec les États-Unis, obligeant des Européens à migrer vers le pays de l’Oncle Sam ? C’est ce qu’imagine Vita Sackville-West, dans son roman « Grand Canyon », traduit pour la première fois en français, 80 ans après la publication originale.