Après la passation de pouvoir entre centristes et communistes, l’enquête de Mediapart révèle les graves soupçons qui pèsent sur la gestion de l’organisme HLM de la ville, dirigé jusqu’en juin par un adjoint à la mairie UDI. Des transactions suspectes ont été conclues à la veille des municipales.
Des échanges de documents, que Mediapart a pu se procurer, révèlent que, durant la première vague de la pandémie, des Samu submergés ont tardé à prendre en charge des patients en urgence vitale. Un problème d’organisation qui a causé des pertes de chances de survie et pourrait se reproduire, les leçons n’ayant pas été tirées.
Une riche Canadienne, Louise Blouin, a fait une offre pour acheter l’hôtel particulier de Tapie. Mais en l’assortissant d’une étonnante condition : que la justice rejette la mise en liquidation du groupe de l’ex-homme d’affaires demandée par le Parquet. Cinq ans après sa condamnation, grâce à ces artifices, Tapie n’a toujours pas remboursé le moindre centime.
L’affaire Omar Radi, du nom de ce journaliste pris pour cible par le pouvoir marocain, aujourd’hui accusé de viol, ce qu’il nie farouchement, connaît un nouveau rebondissement judiciaire.
Le ministre de la justice a décidé de s’en prendre aux magistrats du Parquet national financier dès le 15 septembre, selon des confidences qu’il a faites à des membres du Conseil supérieur de la magistrature. À cette date pourtant, ses services n’avaient pas eu la possibilité matérielle de lui communiquer l’analyse derrière laquelle il se retranche pour justifier sa mise en cause du PNF.
La remise des résultats des tests Covid-19 en moins de 48 heures n’est toujours pas assurée du fait de l’engorgement des laboratoires. Or, passé ce délai, la stratégie de dépistage est inefficace et l’argent public gaspillé. Les géants pharmaceutiques, eux, engrangent des profits.
Sept personnes impliquées dans l’attaque armée d’étudiants grévistes à Montpellier en mars 2018 ont été renvoyées devant le tribunal correctionnel. Parmi elles, l’ancien doyen de la faculté de droit, soupçonné de « complicité » avec le commando d’extrême droite.
Officiellement, le gouvernement était opposé à la cession de Suez à Veolia, votée lundi au conseil d’Engie. Mais en coulisses, le pouvoir a tout fait pour organiser son impuissance, comme si on lui forçait la main, allant jusqu’à demander aux administrateurs de la CFDT de ne pas voter.
Déjà triplement mis en examen dans le dossier, l’ancien président de la République risque une aggravation de sa situation pénale suite aux dernières découvertes des enquêteurs et après une récente décision de la cour d’appel de Paris, dont Mediapart révèle des extraits inédits.
Alors que de nouvelles négociations secrètes ont lieu entre l’État et les sociétés d’autoroutes, le rapporteur de la commission d’enquête sénatoriale met en garde le gouvernement et lui rappelle son opposition à tout allongement de la durée des concessions.