«Véronique Morange n’a jamais été l’assistante parlementaire de son mari.» Armelle Péricard, une ancienne collaboratrice du député UMP Pierre Morange (photo), confirme, dans un entretien à Mediapart, les accusations d’emploi fictif portées à l'encontre du parlementaire des Yvelines. Le député Morange crie, de son côté, au complot politique. «Je souhaiterais une présentation des comptes bancaires de ma femme et l’on verrait qu’il s’y trouve des subsides versés par certains de mes adversaires politiques», affirme-t-il à Mediapart.
En août 2008, Nicolas Sarkozy s'était toutefois invité à une AG des copropriétaires du cap Nègre (au Lavandou) pour appuyer la position de sa belle-famille, les Bruni-Tedeschi, lesquels possèdent une splendide résidence dans cette commune. Requis par le président pour s'occuper de cette affaire du plus haut intérêt, le préfet du Var avait soutenu mordicus l'intervention des Bruni-Sarkozy. Mais, un an plus tard, ce dossier de tout-à-l'égout n'est toujours pas réglé. Et le préfet en question, Jacques Laisné, vient d'être muté par un décret signé Nicolas Sarkozy. Sans autre raison apparente et sans nouvelle affectation... Enquête.
Dans une lettre manuscrite envoyée à l'automne 2006 au parquet de Versailles, la femme du député UMP et maire de Chambourcy (Yvelines), Pierre Morange, s'accuse d'avoir profité pendant près de quatre ans d'un emploi fictif à l'Assemblée nationale comme assistante parlementaire de son époux alors qu'elle occupait, à la même période, un poste d'infirmière dans une clinique chirurgicale. Le député Morange a été l'auteur d'une sortie remarquée il y a un mois à la tribune de l'Assemblée nationale en dénonçant «la fraude aux finances publiques [qui] constitue, sous ses différentes formes, une atteinte intolérable à notre pacte social». Révélations.
Depuis l'élection de Barack Obama, la position des États-Unis à l'égard de l'Iran et de son programme nucléaire s'assouplit. Il est question de négociations directes et sans «pré-conditions» pour sortir d'années de blocage. La position française, elle, définie au temps de George Bush reste inchangée: Paris campe sur une ligne ferme, jugeant l'attitude américaine empreinte de naïveté. Ce décalage s'explique par la présence d'«idéologues durs» dans l'entourage de Nicolas Sarkozy.
Le soupçon n'en finit pas de ronger les victimes. Entre 1999 et 2004, trente-cinq personnes sont mortes, cinquante-cinq ont été blessées à la suite d'explosions de réseaux de gaz. Pourtant, les victimes et les familles de victimes en sont persuadées : ces accidents auraient peut-être pu être évités si les travaux nécessaires sur les réseaux avaient été réalisés. Gaz de France a-t-il sacrifié la sécurité publique à une logique de profit ? Lundi, le tribunal de Mulhouse a jugé que GDF n'avait pas respecté ses obligations de sécurité lors de l'accident survenu le 26 décembre 2004 à Mulhouse et qui causa la mort de dix-huit personnes. Le groupe a été condamné à payer une amende de 225.000 euros.
L'Allemagne est notre premier partenaire économique, et l'Union européenne ne pourrait être sans le fameux couple franco-allemand. Mais à part Angela Merkel, Airbus, le football et la bière, à quoi ressemble l'Allemagne? En cette série de 8 articles publiés entre le 28 mai et le 7 juin 2009, Mediapart vous l'a fait découvrir.
Deux rapports réalisés par des cabinets d'experts pour le compte du comité de groupe des Banques populaires et pour le comité de groupe des Caisses d'épargne dressent un état des lieux préoccupant des deux banques et confirment implicitement les enquêtes de Mediapart – notamment celles qui nous ont valu une cascade de mises en examen. Les élus du comité de groupe de l'Ecureuil ont voté à l'unanimité une déclaration laissant présager un blocage de la fusion bancaire. Enfin, l'association de consommateurs UFC-Que Choisir a publié, mardi 9 juin, un communiqué indiquant qu'elle a saisi les tribunaux pour dénoncer les pratiques du groupe Caisse d'épargne en matière de commercialisation des actions de sa filiale Natixis et du produit financier de placement Doubl'ô.
Le Hezbollah et ses alliés, qui pensaient pouvoir renverser l'actuelle majorité parlementaire de Saad Hariri, ont été défaits au cours du scrutin qui s'est tenu, dimanche 7 juin, au Liban. Le succès du mouvement du 14 Mars d'Hariri, appuyé par Washington et Riyad, était qualifié d'«historique» lundi par le quotidien Al Moustaqbal. Il aurait obtenu 71 sièges contre 57 pour l'opposition. «Nous acceptons les résultats avec un esprit sportif et démocratique», a déclaré le leader du parti chiite, Hassan Nasrallah. Pour autant, les dizaines de milliers d'achats de votes via des financements venus principalement d'Arabie saoudite, des États-Unis mais aussi d'Iran, ont jeté une ombre sur un scrutin dont l'enjeu pouvait être résumé ainsi: pour ou contre le Hezbollah ?
Une série pour se rafraîchir la mémoire et comprendre comment, à chaque élection européenne, le débat national l'emporte sur les enjeux de l'Union. Avec des vidéos d'archives de la télévision.