Enquêtes

Les mystères de l’attentat de Karachi remontent à l’Élysée

Enquête

Le collectif des familles de victimes de l'attentat de Karachi (photo) met l'Elysée sous pression. Dans une lettre envoyée le 8 mai au président de la République, les familles demandent à Nicolas Sarkozy de «passer aux actes» et «d'affirmer la réelle volonté de l'Etat français de voir ce dossier avancer». Elles souhaitent que le chef de l'Etat évoque cette affaire avec son homologue pakistanais, Azif Ali Zardari, vendredi 15 mai. La justice enquête sur de nouvelles pistes concernant les mobiles de l'attentat. Celles-ci pourraient mener jusqu'aux sommets de la classe politique et militaire pakistanaise. Mais également faire resurgir de sombres règlements de comptes franco-français.

Comment Pierrefitte-sur Seine a coulé

Enquête

Nicolas Sarkozy a annoncé le 29 avril ses très grands projets pour la région capitale. Mais quels sont les besoins réels? A quoi ressemble le Grand Paris qui existe aujourd'hui? Mediapart a décidé de faire une première étape à Pierrefitte-sur-Seine. A moins de dix kilomètres de Paris, cette ville de Seine-Saint-Denis vit une sorte de descente aux enfers. Non seulement dans ses zones urbaines sensibles. Mais dans toute la ville, où la peur et l'envie de fuir ont saisi les habitants. Et personne ne voit comment freiner la paupérisation de la commune.

Que deviennent les pirates somaliens capturés par la France ?

Enquête

Tandis que les actes de piraterie se multiplient en Somalie et dans le golfe d’Aden, la répression s’organise. La France, notamment, vient d’annoncer la capture de onze Somaliens par le Nivôse. Cette «prise» survient quelques semaines après celle des agresseurs des passagers du Tanit. Mais que deviennent ces pirates une fois capturés ? Mediapart a enquêté sur leur sort. L’occasion de faire la lumière sur l’imbroglio juridique qu’occasionne au niveau international l’arrestation des pirates somaliens, en raison de l’impossibilité de les faire juger chez eux.

François Ier, roi de Sablé et des Saboliens

Enquête

François Fillon met souvent en avant son ancrage dans la Sarthe, explique retourner dans son département dès qu'il le peut pour s'y ressourcer. Mediapart revient sur plus de vingt ans d'ascension d'un baron local, dans les pas de l'ancien ministre gaulliste Joël Le Theule. Décryptage d'une implantation locale très contrôlée et de la construction progressive d'un leadership régional dans les Pays de la Loire. Cela laisse entrevoir un François Fillon «maître du temps» politique, entre humilité taiseuse et ambition calculée.

Un marathon qui pourrait mener vers l'Elysée

Enquête

Il se dit concentré sur les solutions à apporter à la crise, tout entier dévoué à Nicolas Sarkozy. Il n'empêche: comme la grande majorité des premiers ministres de la Ve République, François Fillon pense forcément à la prochaine élection présidentielle. Et ce d'autant plus que sa cote de popularité dépasse celle du chef de l'Etat. Troisième volet de notre enquête.

Soupçons d'espionnage généralisé chez les opposants au nucléaire

Enquête

Les soupçons s'éveillent, un à un. Depuis la mise en cause d'EDF dans une affaire d'espionnage visant l'association écologiste Greenpeace, plusieurs experts, consultants, anciens conseillers ministériels et militants associatifs opposés à la politique nucléaire de la France ont raconté au cours d'entretiens avec Mediapart les soupçons qu'ils éprouvent après une série de cambriolages, vols d'ordinateur ou surveillances diverses dont ils ont été victimes ces dernières années. Notre enquête.

«Lui c’est Nicolas, moi c’est François»

Enquête

Il va fêter ses deux ans à Matignon. Pour beaucoup, François Fillon, catalogué «gaulliste social», a vendu son âme au diable en quittant Jacques Chirac pour rejoindre Nicolas Sarkozy en 2004. Celui qui a fait ses armes dans l'équipe de Philippe Séguin a souvent été la caution sociale de gouvernements libéraux. Mais le «fillonisme» existe-t-il? Porte-t-il vraiment les valeurs d'une droite traditionnelle, sociale et «anti bling-bling», comme l'affirment ses proches? Où n'est-ce qu'un faible avatar du sarkozysme. Deuxième volet de notre enquête. (Photo © Rémi Jouan).

Fillon deux ans après: une froide revanche enfin prise sur Sarkozy

Enquête

Deux ans à Matignon et le temps de l'humiliation est fini. La crise sévit, le pays gronde, les problèmes assaillent le couple exécutif et lui, le premier ministre, ne s'est jamais mieux porté politiquement. Comme si, dans le tandem qu'il forme avec Nicolas Sarkozy, le président de la République s'affaiblirait tandis que lui se requinquerait au fur et à mesure qu'il affirme son identité. Foin du bling-bling, le vrai homme de droite, c'est lui. Effacé mais convaincu. Endurant mais pas résigné. Et si François Fillon existait vraiment? Enquête de Mediapart, en quatre volets, sur un des mystères de la politique française.

Révélations sur un drôle d’accord entre la justice française et le Qatar

Enquête

Plusieurs pays arabes et du Moyen-Orient appliquant la charia, parmi lesquels l'Iran, l'Arabie saoudite ou le Soudan, vont financer les activités d'une antenne de l'Ecole nationale de la magistrature (ENM) au Qatar, selon des documents officiels obtenus par Mediapart. Ce pôle permanent de l'ENM à l'étranger – une première à ce jour – a été voulu par la ministre de la justice, Rachida Dati. Cette antenne de l'ENM aura son siège à Doha, capitale du Qatar, un pays avec lequel la garde des Sceaux semble entretenir des liens privilégiés. Mme Dati est en déplacement ce lundi en Jordanie, l'un des pays appelés à financer ce projet inédit.

Brice Hortefeux, le ministre virtuel

Enquête

Les défilés du 1er mai, qui réunissaient les huit principaux syndicats français, ont mobilisé plusieurs milliers de personnes en France. Les syndicats ont annoncé un total de 1,2 million de manifestants (465.000 selon la police) dont 160.000 à Paris (65.000 selon la police). Ces chiffres sont nettement supérieurs à ceux de 2008. Le 19 mars, la mobilisation avait été plus forte puisque 3 millions de personnes (selon les syndicats) s'étaient retrouvées dans les rues. N'empêche, c'est un nouveau message fort adressé à Nicolas Sarkozy et au gouvernement. Pourtant, le ministre du travail, Brice Hortefeux, n'a pas prévu de rencontrer les acteurs sociaux. Portrait d'un ministre du travail très politique et pas pressé de se plonger dans les dossiers, alors que la crise fait rage.