Enquêtes

Climat : Paris plante un arbre, et puis quoi?

Enquête

Quel peut être le rôle des grandes capitales dans la lutte contre le changement climatique? Paris soutient un projet de reboisement au Cameroun, en Haïti et à Madagascar, financé par les dons de particuliers : «Un Parisien, un arbre». C'est un projet pilote par lequel des émissions de gaz à effet de serre dans les pays industrialisés doivent être compensées par des plantations d'arbres dans les pays en développement. Mais un an après son lancement, c'est un fiasco économique et une polémique écologique.

Dexia, enquête sur une faillite d'Etat (5/5). Le putsch de Nicolas Sarkozy

Enquête

La panique financière, après la faillite de Lehman Brothers, conduit Dexia au bord du gouffre. En urgence, les gouvernements belge, français et luxembourgeois, doivent lui apporter 6,5 milliards d'euros de capital. Nicolas Sarkozy en profite pour imposer ses conditions et faire passer le pouvoir côté français. «L'Etat français a décidé», indique Augustin de Romanet, directeur général de la CDC, à des actionnaires belges médusés devant tant d'arrogance. Récit d'un sauvetage qui risque de laisser des traces profondes en Belgique, et qui aura sans doute des répercussions sur l'avenir de Dexia.

Dexia, enquête sur une faillite d'Etat (4/5). Les délices de la finance

Enquête

Ce devait être le lancement du groupe Dexia. Ce 29 mars 2000, la banque annonce le rachat d'une banque hollandaise, Labouchère, et celui d'une société américaine, FSA. Deux acquisitions fatales. La première a coûté au moins deux milliards à la banque, la seconde l'a précipitée au bord de faillite. L'addition de FSA est loin d'être réglée. Le dossier aggrave le contentieux entre Français et Belges.Suite de notre série sur l'affaire Dexia, cette banque au cœur du pouvoir local en Belgique et en France et aujourd'hui en faillite.

En Israël, la fin de la gauche ?

Enquête

Alors que les militants des partis israéliens désignent jusqu'à la fin de la semaine leurs candidats à l'élection législative du 10 février 2009, le parti travailliste est au plus mal. Créditée de huit à dix députés selon les sondages, la formation d'Ehoud Barak pourrait devenir la cinquième force du pays. Un comble pour le parti qui a créé l'Etat d'Israël. Comment en est-il arrivé là ? Enquête sur une gauche et une formation qui ont fait, selon Daniel Ben-Simon (photo), un de ses nouveaux fers de lance, «toutes les gaffes possibles» depuis 1977. Lire aussi: Les militants du Likoud cèdent à la tentation de la droite extrême

Dexia, enquête sur une faillite d'Etat (3/5). Une banque aux petits soins avec les politiques

Enquête

D'emblée, il a été convenu que le Crédit local de France aurait un statut à part dans Dexia. Principale activité de la banque, celle-ci a continué à se développer en toute liberté. Personne pour contrôler ses projets, s'inquiéter de ses engagements dans FSA, sa filiale américaine de rehaussement de crédit: son conseil est dominé par les élus. Ils font une confiance aveugle aux responsables du Crédit local. C'est ce dernier qui est devenu leur conseil. Récit de ces liens étroits entre une banque et le monde politique local.

Dexia, enquête sur une faillite d'Etat (2/5). Tout en haut de l'affiche...

Enquête

A peine privatisé, le Crédit local de France rêve déjà à d'autres horizons. En 1996, il s'allie avec le Crédit communal de Belgique pour créer Dexia. «C'est la première fusion bancaire», se félicitent les dirigeants. Mais l'entente entre Français et Belges sera de très courte durée. Chaque camp poursuit des buts très différents. Des baronnies se constituent. La banque dépense des fortunes pour étendre son empire et joue avec son bilan pour augmenter ses profits. La crise la prend à revers. Deuxième épisode de notre grande enquête.

Dexia : enquête sur une faillite d'Etat

Enquête

Une banque en faillite, les gouvernements belge et français devant apporter en catastrophe 6,5 milliards d'euros, suivis d'une garantie de 150 milliards d'euros sur les crédits. Pour beaucoup, l'affaire Dexia est résolue. Dans les faits, rien n'est réglé. La banque franco-belge, au cœur du pouvoir local en Belgique aussi bien qu'en France, lutte toujours pour sa survie. Mais comment cette banque, présente sur des métiers bancaires censés être parmi les plus sûrs, le financement des collectivités locales et la banque de détail, a-t-elle pu être conduite à un tel désastre ? Retour en cinq volets sur l'histoire d'une faillite d'Etat, fruit d'une privatisation à la hussarde.Pour lire directement notre premier épisode, cliquez ici

Dexia, enquête sur une faillite d'Etat (1/5). Hold-up à la Caisse des dépôts

Enquête

A l'origine de Dexia, il y a la CAECL, un service de la Caisse des dépôts qui a la haute main sur le financement de toutes les collectivités locales. Nommé à sa tête en 1983, Pierre Richard, ancien responsable des villes sous Giscard mais aussi des premières lois sur la décentralisation de la gauche, va mener une bataille d'enfer pour arracher cette structure à la Caisse. Avec le soutien de Balladur et de l'UDF, il finira par l'emporter: la CAECL devient le Crédit local de France, privatisé. «Un vrai hold-up», se souviennent encore les témoins de l'époque.

La réforme du lycée de Xavier Darcos menace l’enseignement de l'économie

Enquête

La colère des profs de sciences économiques et sociales enfle. Ils étaient 1.500 à manifester, le 3 décembre, dans les rues de Paris, contre le projet de réforme de la seconde. Alors que le ministre de l'éducation nationale, Xavier Darcos, doit rendre ses derniers arbitrages d'ici au 15 décembre, la liste des inquiétudes pesant sur les «SES» ne cesse de s'allonger. La discipline pourrait voir ses effectifs s'effondrer. Elle pourrait même disparaître, au profit d'un apprentissage plus lisse de l'économie de marché, conformément aux vœux du patronat français... Enquête.

Plaintes, menaces : l’enquête qui affole Omar Bongo et d’autres dirigeants africains

Enquête

Mediapart a récupéré plusieurs documents et recueilli des témoignages attestant la réalité des menaces exercées contre des avocats, des militants associatifs et des citoyens africains qui tentent, depuis deux ans, de faire prospérer devant la justice parisienne des plaintes pour «recel de détournement de fonds publics». Par exemple, cet avertissement téléphonique: Ces plaintes visent trois chefs d'Etat africains et leur entourage. Il s'agit d'Omar Bongo (Gabon, ci-contre), Denis Sassou Nguesso (Congo-Brazzaville) et Teodoro Obiang (Guinée-Equatoriale). Ceux-ci sont accusés d'avoir acquis illégalement un faramineux patrimoine en France. Une nouvelle plainte vient d'être déposée.