Entretiens

  • Equateur : des certificats de «non émission» de CO2 pour sauver l’Amazonie du pétrole

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    C'est une petite révolution dans la jeune histoire de la finance carbone : l'Equateur s'apprête à émettre des certificats de «non émission» de CO2 sur le marché européen des quotas, en échange de l'abandon de l'exploitation pétrolière du parc naturel du Yasuni, havre de biodiversité. Bénéfice escompté : 6 milliards de dollars. Entretien avec Yolanda Kakabadse, nouvelle présidente du WWF international, et l'une des initiatrices de ces «certificats Yasuni».
  • Philippe Chalmin : «Il y aura une crise d'ajustement chinoise»

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    C'était il y a un an, le 11 juillet 2008 exactement : le baril du pétrole atteignait son plus haut niveau historique, à 147,5 dollars. Depuis, la crise est passée par là et les cours se sont effondrés. Avant de se reprendre ces dernières semaines. Où en sont les marchés de matières premières ? La surchauffe de l'économie chinoise continue-t-elle de peser à la hausse ? Quid de la spéculation ? Quels effets sur la faim dans le monde ? Eléments de réponse avec Philippe Chalmin, professeur d'économie à l'université Dauphine, à Paris, et spécialiste des marchés de matières premières.

  • Trois écrivains décryptent Haïti, son histoire et ses cataclysmes

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    Yanick Lahens, Lyonel Trouillot, Gary Victor (photo). Tous trois ont écrit des romans qui, dans des styles radicalement différents, se font écho, s'interpellent et racontent une même histoire: les dernière années de la présidence Aristide, les malheurs d'Haïti, la violence sociale, la confiscation du pays par des élites corrompues. Et puis, en arrière plan, cette histoire, celle de la première République noire de l'histoire. Entretien pour clore notre série d'articles sur Haïti.
  • Procès Fofana : «L’avocat général Bilger minimise l'antisémitisme», selon le Crif

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    Une semaine après l’énoncé du jugement dans l’affaire du «gang des barbares», la polémique ne faiblit pas. Dans un entretien à Mediapart, le président du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif), Richard Prasquier, affirme au sujet de l’avocat général Philippe Bilger, qui a représenté l'accusation pendant le procès, qu’«il est très dommage d'avoir choisi cet avocat général pour un procès comme celui-là, où il y a de l'antisémistisme. Vous savez, l'antisémitisme, peut-être que certains en voient partout, mais d'autres comme Philippe Bilger le minimisent. Voilà, peut-être que sa façon de voir les choses, c'est de minorer l'antisémitisme. Il y a donc une suspicion, un malaise concernant M. Bilger, oui». M. Prasquier confie également avoir «fait remonter l’émotion de la communauté juive» jusqu’à l’Elysée et avoir écrit à la ministre de la justice, Michèle Alliot-Marie, «avant même le verdict pour (s)’étonner des réquisitions de l’avocat général », qualifiées d’«indulgentes» par le Crif.
  • Procès Fofana : «L’arrêt est tout sauf indulgent», estime Philippe Bilger

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    Alors que Youssouf Fofana, chef du «gang des barbares», auteur de l'assassinat d'Ilan Halimi en 2006, a été condamné, vendredi 10 juillet, à perpétuité, plusieurs avocats et des organisations juives ont stigmatisé l'«indulgence» dont la cour d'assises des mineurs aurait fait preuve à l'égard de ses complices. Fait exceptionnel, le représentant du ministère public, l'avocat général Philippe Bilger, répond, pour Mediapart, aux nombreuses critiques que ce procès a suscitées. Il estime notamment que le procès a été «exemplaire» et déplore la violence de certaines attaques, notamment celles de l'avocat de la famille Halimi, Me Francis Szpiner.

  • Procès Fofana : L'avocat général contre-attaque

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    Alors que Youssouf Fofana, chef du "gang des barbares", auteur de l'assassinat d'Ilan Halimi en 2006, a été condamné, vendredi 10 juillet, à perpétuité, plusieurs avocats et des organisations juives ont stigmatisé l'«indulgence» dont la cour d'assises des mineurs auraient fait preuve à l'égard de ses complices. L'avocat général Philippe Bilger répond, pour Mediapart, aux nombreuses critiques que ce procès a sucité.

  • Hénin-Beaumont: le front anti-Front n'aura duré que le temps de l'élection

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    Un ancien maire PS en prison, un nouveau maire divers gauche sur qui les plaintes fusent, un ex-candidat socialiste qui promet de «rétablir la vérité». A Hénin-Beaumont, après la victoire du front anti-Front et l'élection, dimanche 12 juillet, de Daniel Duquenne, les couteaux ressortent à gauche. Pour Mediapart, Pierre Ferrari, le jeune socialiste qui s'est désisté après le premier tour, revient sur cinq années de combat avec Gérard Dallongeville et avec la fédération du Pas-de-Calais, «un Etat dans l'Etat», estime-t-il. Il nous explique pourquoi il était «gênant» pour la «fédé» et ce que celle-ci lui a «proposé» pour qu'il se range. Entretien sonore.

  • «La plupart des mouvements chiites ont rompu avec l'idéologie iranienne»

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    Pour Laurence Louër, consultante permanente au Centre d’analyses et de prévisions (CAP) du ministère des affaires étrangères, l'Iran connaît un changement de régime, alors que la République islamique s'est, pour la première fois, «exonérée de la légitimité populaire».

  • Bernard Ollivier : «La colonisation du Xinjiang est dix fois pire que celle du Tibet»

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    L'explosion de violence dans la province chinoise du Xinjiang, qui a fait au moins 156 morts et plus de 1.500 blessés, est le résultat de nombreuses années de tension entre la population ouïghoure autochtone et l'ethnie Han, ultramajoritaire en Chine. Le tout sur fond de richesses pétrolières et d'industrie nucléaire. Le journaliste et écrivain Bernard Ollivier, qui a visité plusieurs fois la région, explique pourquoi Pékin ne lâchera jamais prise.

  • Patrick Baudoin: «Bruguière, c'est le juge de la raison d’Etat»

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    Avocat au barreau de Paris, Me Patrick Baudoin, qui défend des proches des moines de Tibéhirine, est aussi président d'honneur de la fédération internationale des droits de l'Homme (FIDH). Familier des procédures terroristes, il porte un regard extrêmement critique sur les méthodes de Jean-Louis Bruguière, que la conduite de l'affaire des sept religieux français assassinés illustre parfaitement à ses yeux. Dans l'entretien qu'il a accordé à Mediapart, il accuse l'ancien juge d'instruction, dont il souligne l'engagement aux côtés du RPR puis de l'UMP, d'avoir «étouffé» l'affaire au nom de «la raison d'Etat», et indique qu'il pourrait demander à son successeur, le juge Marc Trévidic, de le convoquer pour qu'il s'explique.