À partir de 2015, les États devront inclure l’argent de la drogue et de la prostitution dans le calcul de leur PIB. Moralement insupportable, économiquement injustifiable, cette manipulation est vaine. Même en intégrant ces activités, les chiffres de l’économie italienne restent catastrophiques.
Pour chapeauter l'éducation, la culture, la jeunesse et la citoyenneté, Juncker présente comme commissaire européen le Hongrois Tibor Navracsics. Voilà l'homme à tout faire de Viktor Orbán, national-populiste ennemi des valeurs démocratiques. Avant son audition par les eurodéputés, faut-il rester bouche bée face à un tel scandale ?
Croissance en baisse, déficits en hausse: le gouvernement a brutalement révisé ses prévisions ce mercredi. L'échec qui prend forme est d'autant plus inquiétant qu'il avait été prédit de longue date par de nombreux experts. Mais François Hollande n'a rien voulu entendre.
Matthias Fekl devient le cinquième socialiste, depuis 2012, en charge du portefeuille du commerce extérieur. Une instabilité inquiétante, à un moment clé des négociations sur le traité de libre-échange avec les États-Unis.
En confiant à son employeur le soin de faire la promotion d’un livre où elle raconte sa vie avec un homme politique rencontré dans le cadre de son métier, Valérie Trierweiler fait date. Merci pour ce moment, symbole d'un malsain mélange des genres français.
Il ne manquait qu'elle!, est-on tenté d'écrire, dans la chronique de cette descente aux enfers que nous inflige François Hollande. Car au-delà du vaudeville bourgeois, l'écho du livre de Valérie Trierweiler avec l'actualité nous conduit à des questions politiques majeures sur la brutalité du virage néolibéral d'un pouvoir plus monarchique que jamais.
Le ministre du travail a annoncé qu'il avait donné des instructions à Pôle emploi pour que les contrôles sur les chômeurs soient renforcés et que des radiations soient le cas échéant, prononcées. Depuis vingt ans, les dirigeants socialistes ont toujours condamné ce type de stigmatisation populiste des plus fragiles. Aujourd'hui, ils miment là encore Nicolas Sarkozy.
Été pourri, croissance en berne, sombre rentrée en perspective. Pour se remonter le moral, le chœur des pleureuses reprend sa rengaine favorite : toujours la faute aux « autres », l'Allemagne, la BCE, l'euro.
Que faire face au chômage et à la déflation ? Le gouvernement a choisi de clore tout débat. Pourtant, l’échec des politiques d’austérité en Europe est patent. La politique d’argent facile, menée par les États-Unis, est en train d’aboutir à la même impasse. Alors que l’économie européenne s’enfonce, il est urgent de poser toutes les questions et de rouvrir le débat avec la société.