Partis pris

  • Crise: la France est très généreuse avec ses banques

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    La dénonciation des dérapages du système financier par Nicolas Sarkozy et sa volonté de réforme auraient pu trouver une première application dans le plan de recapitalisation des banques. Raté. En échange de l'apport de 10,5 milliards d'euros, l'Etat ne demande ni actions, ni réforme de la politique de rémunération, ni d'être associé aux bénéfices futurs des établissements aidés. Même les Etats-Unis ont exigé plus de leurs banques.
  • Caisses d'épargne: le gâchis n'épargne ni Sarkozy, ni la puissance publique

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    Même s'il a demandé l'éviction de Charles Milhaud de la présidence des Caisses d'épargne, Nicolas Sarkozy affiche un sombre bilan dans la gestion de ce dossier. Au travers de nombreux conseillers, dont Alain Minc, très actif au cours du week-end, ou le secrétaire général adjoint de l'Elysée, François Pérol, il a favorisé la stratégie de l'Ecureuil, consistant à tourner le dos à ses missions d'intérêt général pour avancer vers les marchés financiers à risque. L'entreprise est souvent affublée par des salariés du sobriquet de «Sarkoland». Lire aussi:

  • Affaire Tapie: l'édito vidéo de Mediapart

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    Du ministère des finances jusqu'à l'hôtel de Cavoye, rue des Saints-Pères, où réside l'ex-homme d'affaires, en passant pas le siège de l'ex-Crédit lyonnais, récit et analyse en trois étapes de ce scandale d'Etat.
  • Non à la chasse au Kundera!

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    Au lendemain d'une campagne de presse partie d'un prétendu travail d'historien en forme de règlements de comptes, retour sur la mise en cause de l'écrivain Milan Kundera, soudain accusé d'avoir livré à la police communiste tchèque, en 1950, un compatriote promis aux mines d'uranium. Et si le journaliste, au lieu d'être instrumentalisé comme procureur occasionnel, s'avérait garant invariable de la présomption d'innocence, jusqu'à preuve absolue du contraire?
  • Une crise d'indépendance

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    La situation de la presse française constitue une anomalie en Europe. Parce qu'une crise très particulière s'y développe: une crise d'indépendance provoquée par la prise de contrôle des principaux quotidiens d'information par quelques oligarques liés au pouvoir. Ce contrôle, par des groupes dont les médias ne sont pas le cœur de métier, empêche l'innovation et l'invention de nouveaux modèles éditoriaux et économiques.
  • Questions sur la politique pénale du gouvernement

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    Le suicide de deux mineurs en détention a bousculé l'agenda hebdomadaire de la ministre de la justice, qui a annoncé des mesures en urgence. Mais ce double drame remet en question la répression pénale accrue prônée par le gouvernement à l'encontre des adolescents délinquants, qui conduira mécaniquement à les envoyer davantage en prison.
  • «Angolagate»: une opération-diversion pour faire oublier le vrai procès

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    Alors que s'ouvre aujourd'hui le procès de l'affaire Falcone, celle de la vente pour près de 800 millions de dollars d'armes à l'Angola en pleine guerre civile, les critiques pleuvent sur une enquête qui reposerait sur du sable. Un examen précis des investigations conduites par le juge Philippe Courroye, qui ont notamment débouché sur la mise en cause de Charles Pasqua, Jean-Christophe Mitterrand ou Paul-Loup Sulitzer, fait pourtant apparaître des charges accablantes.
  • La France en récession, l'Elysée dans la confusion

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    La France est en récession. Même si le gouvernement se refuse à utiliser ce terme, c'est ce qui transparaît des chiffres publiés, vendredi 3 octobre, par l'Insee: après avoir reculé de 0,3% au deuxième trimestre de cette année, l'activité devrait continuer de baisser de 0,1% au troisième puis au quatrième trimestre. Confusion à l'Elysée, où le conseiller Henri Guaino préconise, à la veille du mini-sommet européen, que la France s'exonère temporairement des critères de Maastricht.

    A lire aussi:

  • Ecoutes de l’Elysée : les «hommes du président» étaient responsables, donc coupables

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    Un quart de siècle après les écoutes téléphoniques organisées par la «cellule» de l'Elysée, la Cour de cassation vient de refermer définitivement le dossier judiciaire. Les collaborateurs de François Mitterrand sont jugés personnellement coupables d'avoir oublié une règle toujours d'actualité : un fonctionnaire doit refuser d'obéir à un ordre illégal.
  • Les erreurs françaises révélées par la crise

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    La crise financière a un effet de loupe: elle permet de mieux cerner certaines erreurs de politique économique commises par Nicolas Sarkozy et quelques-uns de ses prédécesseurs. De la politique budgétaire à la politique fiscale, en passant par la course aux privatisations: ce sont plus de deux décennies de déréglementation effrénée dont on mesure les ravages au travers des turbulences mondiales qui affectent la France. Radiographie en forme de parti pris. Lire aussi les résultats de la réunion d'hier à l'Elysée: