Ces cinq dernières années nous l'ont appris : l'Europe n'est pas seulement déprimante, elle est devenue dangereuse, mettant à terre pays et citoyens. Ce peut être un encouragement à aller voter pour enfin dessiner des alternatives autres qu'à l'extrême droite.
Tout homme a le droit à un procès juste et équitable. Jérôme Kerviel n’a pas eu ce droit. Pendant six ans, il s’est heurté à une justice aveugle et sourde, qui ne voulait surtout rien voir, surtout rien entendre, surtout ne pas constater ses propres manquements.
Après ses prévisions sur une possible baisse du chômage, qui n'est jamais intervenue, François Hollande avait de nouveau joué les Madame Irma en pronostiquant début mai un « retournement économique ». Mais l'Insee annonce une croissance zéro pour le 1er trimestre 2014.
Tandis que le patronat tient le discours de l’austérité et évoque la suppression du Smic, Pierre Gattaz, président du Medef, et Denis Kessler, tête pensante du patronat, augmentent leurs rémunérations. Comment nouer un pacte de responsabilité dans de telles circonstances, s’interroge le PS. Les patrons du Cac 40 sont prêts à toutes les réformes sauf à renoncer à leurs salaires.
Grâce à une subtilité du code électoral, Manuel Valls a offert une mission bidon à Pierre Moscovici qui lui permettra de faire campagne pour décrocher un poste de commissaire européen et, quoi qu'il arrive, d'éviter une élection législative partielle pour pourvoir à son remplacement comme député.
Le Conseil supérieur de la magistrature (CSM) préconise le déplacement d'office d'un magistrat qui avait eu le tort de tweeter pendant une audience, se montrant ainsi plus sévère qu'avec l'ex-procureur Courroye.
Panique à l'Élysée. L'industrie française fout le camp. Alstom est promis au démantèlement. Par un Américain ou un Allemand. Sanction d'un capitalisme sans capital. Exemplaire, en effet.
L'UE, pieds et poings liés à une Amérique affaiblie, s'avère incapable de raisonner une Russie ragaillardie, qui se joue de la poudrière ukrainienne. Petite leçon d'Europe européenne, de Charles de Gaulle à Joschka Fischer...
Blocage des rémunérations des fonctionnaires, gel des retraites et des prestations sociales, mesures d'économies sur les pauvres : Manuel Valls détaille un plan d'austérité de 50 milliards d'euros d'une violence à laquelle même la droite n'a pas eu recours. À croire que la France a été placée sous la tutelle de la Troïka européenne.
En annonçant des mesures massives d'allègement de cotisations sociales, Manuel Valls fait peser un lourd danger sur la Sécurité sociale, qui connaît déjà de graves déficits. Mais surtout, il contribue à saper la légitimité des prélèvements qui la financent, au moment où certains rêvent d'une privatisation.