Partis pris

  • Ce que révèle la victoire judiciaire de Bernard Tapie

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    Comme c'était prévisible, le Consortium de réalisation (CDR) a annoncé lundi soir qu'il ne déposerait pas de recours contre la sentence arbitrale qui a alloué près de 395 millions d'euros à Bernard Tapie. Grâce à un formidable coup de pouce de l'Elysée, l'ex-homme d'affaires sort donc vainqueur de sa confrontation judiciaire avec le Crédit lyonnais, vieille de treize ans.

    Lire aussi notre dossier avec notamment l'interview d'Eva Joly: «Un pouvoir présidentiel sans contrôle»et les blogs de Jean Peyrelevade, ancien patron du Lyonnais et celui de l'avocat de Tapie.

  • Affaire Tapie : sept questions autour d'un scandale d'Etat

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    C'est donc ce lundi 28 juillet que le gouvernement doit annoncer s'il a ou non l'intention d'introduire un recours contre la sentence du tribunal arbitral qui, le 7 juillet dernier, a alloué 395 millions d'euros à Bernard Tapie en dédommagement dans l'affaire Adidas. Après trois semaines de turbulences, Mediapart fait le point sur l'affaire, ce qu'elle a révélé et sur les zones d'ombres qui restent. "Parti pris", en sept questions.
  • L'Angola, la justice et la raison d'Etat

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    Au mépris des conclusions du parquet de Paris et de l'ex-juge d'instruction Philippe Courroye, le ministre de la défense Hervé Morin vient, pour satisfaire le régime angolais, de voler au secours de l'homme d'affaires qui est au centre de l'enquête sur les ventes d'armes vers l'Angola : Pierre Falcone. Décryptage d'une affaire judiciaire aujourd'hui menacée par la raison d'Etat.
  • Constitution : Notre "non" malgré leur "oui"

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    Avec une seule voix d'avance, les parlementaires réunis en Congrès ont adopté lundi 21 juillet en fin de journée la réforme des institutions. 539 voix se sont prononcées pour (dont celle du socialiste Jack Lang), il en fallait 538. 357 congressistes ont voté contre et douze se sont abstenus. Le récit de cette journée, les arguments défendus à la tribune et les commentaires audio à chaud des députés et les réactions au vote de Jack Lang, c'est ici. Et les manœuvres développées depuis un an par Nicolas Sarkozy, c'est . A lire aussi sur Mediapart, en accès libre: le parti pris d'Edwy Plenel qui, alors que les deux principaux quotidiens nationaux classés à gauche et au centre, Le Monde et Libération, ont pris une position favorable à la réforme sarkozyste dans leurs éditoriaux respectifs, fustige le pas de plus vers une hyperprésidence omnipotente et omniprésente, sans véritable contre-pouvoir.

  • Dire non à ce coup d'Etat permanent

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    S'il fallait une nouvelle preuve de la nécessité de Mediapart, la révision constitutionnelle soumise au vote du Congrès, ce lundi 21 juillet en fin de journée, est en train de l'apporter. Les deux seuls quotidiens nationaux classés à gauche et au centre, au centre de la gauche ou à la gauche du centre, Le Monde et Libération, ont en effet pris une position favorable à la réforme sarkozyste dans leurs éditoriaux respectifs, jugeant non constructive l'opposition du PS et du Modem. En décalage avec la diversité réelle de l'opinion, cette uniformisation médiatique illustre l'enjeu du choix capital qui est aujourd'hui entre les mains des parlementaires: faire un pas de plus vers une hyperprésidence omnipotente et omniprésente, sans véritable contre-pouvoir, continuer à construire le pouvoir monocratique d'un seul qui, pendant cinq ans, ne rendra vraiment de comptes qu'à lui-même, ou bien, dans un sursaut démocratique, dire non à cette corruption de l'esprit public que, dans sa dérive vieillissante, ne cesse de diffuser le présidentialisme français. Appuyé sur le constat argumenté que cette réforme, loin d'équilibrer le pouvoir présidentiel, va l'accentuer, notre choix est aussi un parti pris de cohérence, tant cette concentration du pouvoir est par essence l'adversaire de la liberté de la presse. Lire aussi Constitution : comment, depuis un an, Sarkozy manœuvre et une sélection de nos archives sur le sujet.

  • Nicolas Sarkozy a encore marché sur la Une !

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    Depuis son accession à l'Elysée, Nicolas Sarkozy (Cécilia ou Carla comprises) a tenu quinze fois la couverture de Paris Match. Cette semaine encore, l'hebdomadaire fait sa Une avec le couple présidentiel avec pas moins de 28 pages. Mais c'est tout au fond de la page 103, qu'un sondage Ifop Paris Match note que Nicolas Sarkozy est le plus impopulaire des hommes politiques français.
  • L'affaire Bernard Tapie: un triple scandale d'Etat

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    A l'issue de la procédure arbitrale, qui est survenue la semaine passée, Bernard Tapie devrait récupérer près de 100 millions d'euros sur les 395 millions que l'Etat devra débourser. Cette décision est triplement choquante. Sur le plan du droit, parce que l'Etat a eu recours à une procédure hors norme. Sur le plan financier, parce que les contribuables vont financer ce cadeau injustifié. Sur le plan politique, parce que Nicolas Sarkozy cherche à remettre en selle, à son profit, l'ancien ministre de François Mitterrand, sans doute dans la perspective de l'élection européenne.

  • Quand Nicolas le Petit taille en pièces le droit social

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    Dans l'exercice du pouvoir, Nicolas Sarkozy perpétue en de nombreux domaines cette tradition si française, la tradition néo-bonapartiste, celle de la monarchie républicaine. Depuis un an, toutes les preuves en sont méthodiquement administrées. Sauf en un domaine majeur : le social. A la différence de celui qu'on appelait Napoléon le Petit, et qui avait fait promulguer de grandes lois sociales, Nicolas le Petit promeut de grandes réformes... anti-sociales. Parti pris.
  • Fin de l'insoutenable suspense, Sarkozy ira bien à Pékin

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    Il ira donc à Pékin. Nicolas Sarkozy se rendra bien en Chine pour la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques, le 8 août. Il l'a promis au président chinois Hu Jintao. La France estime donc que tout va bien au Tibet. Angela Merkel et Gordon Brown ne sont pas tout à fait de son avis. Eux boycotteront la cérémonie. Mais il est vrai que l'ambassadeur de Chine à Paris a fait monter la pression, menaçant la France de sanctions si le dalaï-lama était reçu en août à l'Elysée.
  • Taisez-vous, Sarkozy!

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    Nicolas Sarkozy a inauguré la présidence française de l'Union européenne en tirant à vue sur deux institutions clés du projet européen: la Banque centrale européenne, accusée de négliger la croissance, et la Commission européenne, en la personne du commissaire au commerce, Peter Mandelson, suspect de vouloir brader l'agriculture française dans les négociations à l'OMC. Ebouriffant.