François Fillon a pour projet une privatisation de la Sécurité sociale. Il est allé piocher dans un rapport secret du Medef et une note de l’Institut Montaigne, dont le président, Henri de Castries, est un ami proche. L’ex-PDG d’Axa pourrait devenir ministre si le candidat Les Républicains accédait à l’Élysée.
L'Autorité des marchés financiers est-elle en train de mettre le couvercle sur les irrégularités commises par Natixis Asset Management ? C'est ce que suggère elle-même la société de gestion, filiale de BPCE. Le fait est que le gendarme des marchés protège plus les établissements financiers que les épargnants.
Ce ne sont pas les perdants économiques de la mondialisation qui ont élu Trump. C’est un électorat blanc revendiquant une position de domination naturelle sur toutes les minorités. L’essayiste Adam Shatz dissèque le vote.
Héritier des années Bush, Donald Trump est l'épisode le plus spectaculaire d'un cycle mondial qui voit les bruits de la guerre, les nationalismes et les replis identitaires l'emporter.
Le dossier du financement de la Sarkozie par le régime de Kadhafi ne cesse de s’épaissir. Révélé il y a cinq ans par Mediapart, de nouveaux éléments sont mis au jour par la justice. Les rivaux de Nicolas Sarkozy devraient s’en saisir, au nom de cette nouvelle éthique publique qu’ils revendiquent.
C'est surtout une musique identitaire qui s’échappe des programmes des candidats à la primaire de la droite. L’école devient le réceptacle des obsessions françaises avec l’écriture d’un récit national, le retour de l’uniforme ou encore l’interdiction du voile à l’université.
Pressé d’effacer l’affront wallon, le conseil européen a prévu de signer le traité de libre-échange avec le Canada, dès dimanche. L’épisode a cependant souligné un complet divorce avec la société civile européenne. Le temps de la mondialisation heureuse est achevé.
Depuis qu’il en a pris la présidence, Vincent Bolloré se comporte en maître absolu du groupe Vivendi. Il n’a pourtant que 20 % du capital. Étrange situation.
La politique économique et sociale conduite par François Hollande depuis 2012 contraint tous les candidats à la primaire de la droite à se décaler encore plus à droite. Leurs propositions sont souvent explosives, mais c’est le chef de l’État qui a allumé la mèche.