Notre podcast culturel débat des films « Sans filtre » de Ruben Östlund, « Les Enfants des autres » de Rebecca Zlotowski et « Feu follet » de João Pedro Rodrigues.
Une cuisinière, un producteur, des journalistes, une photographe, la femme du rappeur Maître Gims ou Magali Berdah, l’agente des stars de la téléréalité : le monument du rap français ne retient jamais ses coups sur les réseaux sociaux contre celles et ceux qu’il considère comme ses ennemis. Il emmène avec lui des milliers de fans aux méthodes confinant souvent au cyberharcèlement.
Godard est vu comme un « cinéaste politique ». Mais de quoi parle-t-on exactement ? Entretien avec David Faroult, auteur d’un des rares livres sur le réalisateur qui ne verse pas dans l’hagiographie.
Le réalisateur franco-suisse avait 91 ans. Nous republions notre dernier entretien avec ce cinéaste majeur. C'était l'an dernier et rien ne s'était passé comme prévu.
Trois artistes irakiens ont retiré leurs œuvres de la Biennale de Berlin en fin de semaine dernière, en désaccord avec les manières d’exposer des clichés d’Abou Ghraib, prison irakienne où l’armée américaine a torturé, violé et tué au début des années 2000. « En quoi une image qui dénonce un crime devrait-elle être cachée ? », s’interroge Kader Attia, commissaire de la manifestation. Retour sur une controverse.
« La Nuit du 12 » s’impose comme l’un des succès de l’été dans les salles. Il interroge avec subtilité le travail d’une brigade de police judiciaire d’hommes enquêtant sur un féminicide irrésolu. Un scénario très juste sur les biais misogynes de certains policiers et les violences sexistes.
Alors que les zombies ne trouvent plus leur place sur grand écran, ils pullulent désormais sur le petit grâce aux plateformes de streaming. Et ils ne nous disent plus que l’apocalypse est pour bientôt mais qu’on y est déjà, et qu’il faut réfléchir en véritables collapsologues.
Avec le développement des nouvelles technologies, les images sont partout et tout le monde peut en produire. Elles deviennent omniprésentes, y compris lorsqu’elles sont violentes. Notre consommation tourne à la pulsion. C’est ce que les films de zombies, au temps d’Internet, veulent nous dire.
« Mi iubita mon amour » est le premier long-métrage en tant que réalisatrice de Noémie Merlant. L’actrice a co-écrit le scénario du film avec Gimi Covaci, également acteur principal. Tous deux évoquent le racisme, le consentement dans les relations amoureuses ou l’écart d’âge dans le couple.
Durant les années 1990, le zombie reste dans sa tombe. Lui qui aime les périodes de crise ne trouve guère sa place dans les productions de l’époque. Il faudra le passage au XXIe siècle et un attentat retentissant pour que les morts-vivants reviennent hanter les écrans.
Avec les années 1980 triomphent les Chicago Boys. L’Amérique se donne à un acteur qui va tout faire pour déréguler l’économie. La contestation se coule dans le cool et les zombies deviennent drôles. Seul Romero livre un chef-d’œuvre désespéré et radical en 1985.
En 1978, le temps est à la désillusion. La deuxième crise pétrolière atteint les économies et la pauvreté augmente. Beaucoup de celles et ceux qui ont fait 68 ont tiré un trait sur leurs rêves. George Romero réalise « Zombie », chef-d’œuvre mélancolique.
En 1968, la révolution est aussi sur les écrans. On peut aller voir au cinéma « 2001, l’Odyssée de l’espace » de Stanley Kubrick, « Il était une fois dans l’Ouest » de Sergio Leone et un petit film d’horreur qui pose l’esthétique du genre qui nous intéresse cet été.
Parmi les monstres qui pullulent sur les écrans depuis l’invention du cinéma, il en est un à la mode depuis plus de cinquante ans. Moins élégant que le vampire, plus affamé que le fantôme, le zombie sait se faire aimer du public. Sans doute parce que, sans être bavard, il a beaucoup de choses à dire.
Un spectacle de danse appelé à devenir légendaire, « Triptych », de la compagnie belge Peeping Tom, figure notre planète en charpie. Huit artistes (quatre femmes, quatre hommes) évoluent tels des pantins prémonitoires. Et la beauté chaotique fortifie.
Depuis plus de dix ans, Emel Mathlouthi trace son sillon musical hors des clichés rebattus. Il y a deux ans, l’artiste tunisienne, célèbre pour son hymne à la liberté pendant la révolution de 2011, s’est attelée à une urgence : visibiliser ses sœurs sur scène et en coulisses dans un milieu dominé par les hommes.