La jeune démocratie ukrainienne est mise à l’épreuve par la guerre : alors qu’un équilibre semblait avoir été trouvé entre le Parlement, le gouvernement et la présidence, celui-ci est mis à mal depuis le 24 février. Logique dans la période, mais préoccupant pour l’après-guerre.
Alors que la ville de Kherson est repassée vendredi aux mains des forces armées ukrainiennes, les premières images de la ville libérée montrent des soldats accueillis avec émotion et soulagement. Alors que certains craignaient un « nouveau Stalingrad », le retrait russe semble s’être déroulé dans un calme relatif.
Des drones d’attaque, un pays qui en bombarde un autre, une extension possible des combats : le conflit entre l’Azerbaïdjan et l’Arménie, pays connaissant un boom des formations paramilitaires, se déroule dans l’ombre de la guerre en Ukraine mais pourrait bien s’étendre.
Plusieurs mines sont encore en activité autour de cette ville située à 150 kilomètres à l’est de Dnipro en Ukraine, et à 80 kilomètres de la ligne de front du Donbass. Sur une voie déclinante, cette activité est devenue stratégique avec la guerre.
Vendredi, l’armée ukrainienne a annoncé être entrée dans Kherson. Il s’agit d’une nouvelle défaite d’envergure l’armée russe. Elle a annoncé qu’elle retirait ses troupes de la rive droite du Dniepr.
Dmitri et Mikhaïl n’ont pas encore 20 ans mais ils ont survécu au siège de Marioupol et ont réussi à gagner l’Union européenne par la Russie. Aujourd’hui réfugiés en Estonie, ils racontent leur histoire à Mediapart.
Arrivée massive de Russes, reprise des combats avec l’Azerbaïdjan voisin, tectonique des plaques géopolitique… Les résonances de l’invasion de l’Ukraine sur l’Arménie déstabilisent un pays déjà fragile. Reportage.
Tatiana Pliouchtch est décédée samedi 5 novembre à Bessèges, dans les Cévennes. Dans les années 1960 et 1970, elle avait combattu pied à pied le KGB et obtenu la libération de son mari, Léonide Pliouchtch, interné en hôpital psychiatrique. Par un activisme sans compromis, cette intellectuelle ukrainienne réussissait à faire plier le régime. Portrait.
Pour ressentir les effets de la réalité parallèle forgée par le Kremlin et relayée par la télévision russe à destination d’un peuple accablé de simulacres, il faut expérimenter une telle propagande. Ne serait-ce que quelques heures. Mediapart l’a fait.
La région de Tchernihiv a été l’une des premières à subir l’invasion russe de l’Ukraine. Alors que les soldats étrangers sont partis depuis début avril, les habitants tentent de reconstruire et de se reconstruire. Une course contre la montre face à l’hiver qui vient.
Les attaques répétées de l’armée russe contre les infrastructures énergétiques augurent d’un hiver compliqué. Mais la population se tient prête car pour elle, il en va de l’hiver comme de la guerre, c’est l’Ukraine qui doit l’emporter.
Depuis l’invasion russe du 24 février 2022, le gouvernement estonien affiche avec force son soutien aux autorités de Kyiv, et semble se méfier de la minorité russophone de sa population. Au risque de réveiller de vieilles blessures identitaires ?
L’Ukraine estime à environ deux mille le nombre de ses soldats et soldates faits prisonniers par les Russes. Moins d’un millier ont été échangés au cours des derniers mois. Le ministère de la défense établit aussi une stratégie pour aider les soldats russes à se rendre.
Malgré l’éviction de Liz Truss, la première ministre qui avait remporté les suffrages des membres du parti, les tensions entre les députés conservateurs restent vives.
Dans le cadre feutré de l’enceinte fortifiée moscovite comme sur les réseaux sociaux, Evgueni Prigojine, fondateur du groupe de mercenaires Wagner, s’en prend aux généraux qui conduisent l’armée russe de défaite en défaite. Des critiques pas dénuées d’arrière-pensées financières...
Rishi Sunak, 42 ans, a été désigné comme le prochain chef de gouvernement pour succéder à Liz Truss. Ses grands-parents et parents sont des Indiens qui ont émigré d’Afrique de l’Est au Royaume-Uni dans les années 1960.