La victoire de la droite et de l’extrême droite en sièges cache une stabilité de son électorat. Le pays n’a pas tant viré à droite sur le plan électoral que dans une apathie et une dépolitisation dont le post-fascisme a su tirer profit.
Le parti de Giorgia Meloni a largement dominé les élections italiennes du 25 septembre. La coalition de droite devrait obtenir une majorité absolue au Parlement. Le résultat de décennies de confusionnisme et de banalisation du fascisme dans lesquels se sont fourvoyés tous les mouvements politiques de la péninsule.
Dimanche, les Italiens votent pour renouveler leur Parlement. Une élection décisive qui conclut une campagne morne mais pourrait porter l’extrême droite au pouvoir. Tour d’horizon des programmes et des enjeux.
Relégué au second plan, le sujet de l’immigration a été accaparé par le « centre-droit », sans que la gauche ne parvienne à insuffler un élan pour une société plus égalitaire.
Les nationaux-conservateurs au pouvoir à Varsovie ont fait édifier une barrière frontalière tentant de bloquer la route migratoire passant par la frontière polono-bélarusse, encouragée par Minsk. Le dispositif s’étend depuis fin juin sur plusieurs dizaines de kilomètres au cœur de la forêt primaire de Białowieża.
Deux jours après l’annonce de la mobilisation partielle de la population russe par le président Vladimir Poutine, la campagne de recrutement bat son plein, notamment dans les régions les plus pauvres de la Fédération.
La hausse vertigineuse des factures a été au centre des préoccupations des Italiens durant la campagne électorale. L’économie italienne est en crise structurelle longue. Mais les partis politiques, surtout à droite, sortent les vieilles recettes.
Dans la ville lombarde au nord de Milan, jadis place forte de la gauche ouvrière, l’extrême droite italienne tisse sa toile et utilise désillusions et inquiétudes.
Dans un discours à la télévision mercredi matin, Vladimir Poutine a ordonné la mobilisation des réservistes russes. Les régions ukrainiennes contrôlées par les troupes du Kremlin avaient, la veille, annoncé l’organisation de référendums pour entériner leur rattachement à la Fédération de Russie.
L’Italie élit députés et sénateurs ce dimanche. La première femme à gouverner l’Italie pourrait bien être Giorgia Meloni, présidente d’un parti d’extrême droite nostalgique de Mussolini. Va-t-on vers un séisme politique en Italie et en Europe ? Notre émission « À l’air libre » avec Romaric Godin (Mediapart), la journaliste Cécile Debarge et la romancière Hélène Frappat.
Les funérailles d’Élisabeth II, moment mondial commenté comme tel, ont enterré davantage qu’une simple reine d’Angleterre. Par-delà la pompe et les circonstances, le capitalisme semblait ouvrir des gouffres sous les pieds de ses parrains en grand deuil.
L’historienne Stéfanie Prezioso explique ce qui a rendu probable l’accès d’une post-fasciste à la tête du gouvernement italien. De Berlusconi en « docteur Frankenstein » au confusionnisme propagé par le Mouvement Cinq Étoiles, en passant par le drame des gauches, elle revient sur plusieurs décennies qui ont préparé le pire.
De nombreux candidats italiens accusent Moscou d’ingérence dans la campagne électorale. Sanctions contre la Russie, prix du gaz et de l’énergie : le conflit en Ukraine a fait irruption dans la politique intérieure du pays.
Avec la mort de la reine Élisabeth II disparaît le voile d’oubli ou de cécité volontaire ayant recouvert l’esprit public britannique au sujet de son passé impérial et colonial. Les damnés de la mémoire redresseront l’échine et donneront de la voix.
Alors que la victoire lui semble acquise lors des élections législatives du 25 septembre, la coalition de droite et d’extrême droite italienne paraît désormais plus préoccupée par la concurrence interne entre ses membres.
L’élection italienne du 25 septembre prochain, qui pourrait aboutir à l’avènement de la cheffe du parti post-fasciste, est en grande partie déterminée par son cadre institutionnel. Tour d’horizon de la loi électorale et des processus de nomination du président du Conseil transalpins.