Dans « Le Journal d’un prisonnier », en librairie le 10 décembre, l’ancien président multicondamné peaufine son image de martyr d’une prétendue « haine » des juges à son égard. Au risque du pathétique et d’arrangements multiples avec les faits.
Malgré la catastrophe économique qu’elle représente, l’annulation de l’édition 2026 de l’événement a été accueillie avec « soulagement » par les professionnels du secteur, qui réfléchissent à son avenir. Les autrices ont joué un rôle majeur dans la mobilisation. Et permis de mettre fin à un système délétère.
La poétesse gazaouie Hend Jouda, qui vit désormais au Caire, écrit dans « Gaza, Ô ma joie » le malaise généralisé face à la défaite retentissante d’un monde qui ne peut plus échapper au miroir palestinien. Mais aussi la passion amoureuse et les élans du désir inassouvi.
Dans « Le Fascisme en col blanc », un livre d’enquête sur la bascule des années 1930, le journaliste Xavier de Jarcy revient sur l’implication décisive d’un club d’industriels dans la montée des ligues et de l’extrême droite jusqu’à l’arrivée de Philippe Pétain au pouvoir.
Le groupe de la ministre de la culture a obtenu le rejet d’une subvention de près de 500 000 euros à 40 librairies indépendantes. Était visée Violette and Co, sous le feu des critiques depuis l’été. La majorité dénonce une « offensive contre la culture et la liberté d’expression ».
Telles des ardoises magiques, les livres de l’écrivaine allemande font disparaître et réapparaître des choses et des êtres. Dans son nouveau livre traduit en français, « Le bleu ne te va pas », Judith Schalansky brave la vraisemblance pour suivre au bord de la mer l’image rémanente d’un matelot.
Notre podcast culturel débat de « La Nuit au cœur », de la romancière Nathacha Appanah, du premier roman de l’actrice Séphora Pondi, intitulé « Avale », et de la nouvelle traduction de la Prix Nobel de littérature polonaise Olga Tokarczuk, titrée « E. E ».
Dans « Que faire de la littérature ? », l’écrivain Édouard Louis analyse les « normes » dominant la littérature contemporaine, et cherche de nouvelles formes d’écriture permettant de s’en affranchir et de « transformer le réel ».
Dans « Soixante-dix fantômes », son nouveau livre, l’écrivaine rassemble une série de « choses vues » qui sont autant de surgissements d’un moment, d’un geste ou d’un détail fasciste. Mais ces textes ne visent pas à documenter le réel : il s’agit surtout de le faire basculer.
Edmond Thomas, disparu le 18 octobre, laisse derrière lui un récit autobiographique à peine paru, une œuvre monumentale constituée de la somme des livres qu’il a édités durant plus d’un demi-siècle, et une place unique dans l’édition indépendante. Hommage à une érudition généreuse.
Notre podcast culturel discute de « La Maison vide » de Laurent Mauvignier, de « Tressaillir » de Maria Pourchet, et de « La récréation est finie » de l’Italien Dario Ferrari.
Et si les anges, du moins certains, plutôt qu’annoncer l’apocalypse, pouvaient nous aider à la tenir à distance ? C’est l’hypothèse séduisante que propose Georges Didi-Huberman dans son dernier ouvrage « Les Anges de l’Histoire. Images des temps inquiets. »
L’intellectuel indo-britannique Pankaj Mishra publie « Le monde après Gaza », dans lequel il relit l’histoire à partir de son double ancrage, asiatique et européen. Entretien.
C’était son dernier livre de fiction à n’être pas traduit en français. Dans « Searoad », Ursula K. Le Guin entrecroise des récits où les femmes ont une place majeure, dans une veine réaliste qui entre en résonance avec ses fictions spéculatives, et avec l’actualité.
« Nous serons tempête », de Jesmyn Ward, seule femme et seule personne noire à avoir gagné deux fois le National Book Award, raconte le calvaire et la libération d’une adolescente dans le sud des États-Unis. C’est un roman bouleversant, écrit dans un langage magistral.
« Sur cette terre, il y a ce qui mérite vie » : à l’enseigne de ces mots du poète Mahmoud Darwich, dix-sept écrivains expriment leur solidarité avec la Palestine dans un livre publié au Seuil, dont les droits d’auteur sont reversés à Médecins du Monde. Nous publions ici le texte de Patrick Chamoiseau.