Journaliste et responsable du pôle politique de Mediapart.
En charge de l’animation de la couverture éditoriale sur les extrêmes droites. Pour nous écrire : extremedroite@mediapart.fr
Déclaration d’intérêts
Par souci de transparence vis-à-vis de ses lecteurs, les journalistes de Mediapart remplissent et rendent publique depuis 2018 une déclaration d’intérêts sur le modèle de celle remplie par les parlementaires et les hauts-fonctionnaires auprès de la Haute autorité de la transparence et de la vie publique (HATVP), instance créée en 2014 après les révélations de Mediapart sur l’affaire Cahuzac.
Le président-candidat a prononcé son seul grand discours de campagne d’avant premier tour, samedi 2 avril, à Nanterre. Appelant à « la mobilisation générale », il a déroulé son projet pendant deux heures, comme si rien ne s’était passé au cours des cinq dernières années.
La campagne du président sortant est dépourvue d’enthousiasme, de l’aveu même de ceux qui y participent. Mesures impopulaires, démobilisation, excès d’arrogance... Le doute s’installe parmi les troupes macronistes, où certains craignent la « balladurisation » de leur champion face à Marine Le Pen.
L’affaire McKinsey, mise en lumière par un récent rapport sénatorial, est devenue un sujet politique de campagne, dont Emmanuel Macron peine à se défaire. Et pour cause : elle révèle la nature profonde de son exercice du pouvoir et de sa conception de l’État.
Après un quinquennat marqué par les « gilets jaunes » et une abstention vertigineuse, la campagne présidentielle aurait pu être l’occasion d’un débat sur la question institutionnelle. À quelques exceptions près, dont Jean-Luc Mélenchon, le sujet est peu présent.
Pour le président-candidat, « les devoirs valent avant les droits ». Cette logique, qui va à l’encontre des principes fondamentaux de l’État social et l’État de droit, irrigue l’ensemble de son projet de réélection. En distinguant les bons et les mauvais citoyens.
Le ministre de l’intérieur a signé un « compte-rendu » de ses échanges avec la majorité insulaire, actant l’ouverture prochaine d’un processus de négociations et le rapprochement des « prisonniers politiques ». Mais l’opposition nationaliste et les syndicats étudiants appellent déjà à poursuivre la mobilisation.
Emmanuel Macron a commémoré le 60e anniversaire des accords d’Évian, en prenant soin de ne froisser personne à quelques semaines de la présidentielle. Un exercice d’équilibriste à l’image de la politique mémorielle à l’œuvre depuis cinq ans, faite d’avancées et de nombreux arrêts en chemin.
Le président-candidat a présenté, jeudi 17 mars, les grands axes de son programme. Plus que jamais néolibéral sur le plan économique, il propose une version conservatrice des enjeux sociaux et régaliens, en occupant le terrain de ses adversaires de droite et d’extrême droite.
Après des jours de mobilisation, le gouvernement s’est dit « prêt à aller jusqu’à l’autonomie » de la Corse, suscitant autant d’indignation sur le continent que de suspicion sur l’île. Le pouvoir, qui n’a rien fait sur le sujet en cinq ans, se retrouve contraint de bricoler dans l’urgence une solution de sortie de crise.
Malgré les récentes annonces du gouvernement, des milliers de personnes ont défilé à Bastia en scandant « Statu francese assassinu » (« État français assassin »). Des affrontements violents ont conclu la manifestation. Gérald Darmanin est attendu sur place en milieu de semaine.
Après des jours de tensions sur l’île, le premier ministre a annoncé la levée du statut de détenu particulièrement signalé des deux autres membres du « commando Érignac ». Un geste positif, mais qui ne résout rien pour une génération qui entend prendre sa place dans la lutte nationaliste populaire.
Officiellement candidat depuis une semaine, le chef de l’État survole la campagne en verrouillant sa communication et en refusant la confrontation d’idées avec ses adversaires. Une stratégie qui inquiète certains de ses soutiens qui redoutent une élection par défaut et posent la question de sa légitimité.
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Six mois après les révoltes en Nouvelle-Calédonie, Mediapart est parti à la rencontre des indépendantistes kanak, en tribu, dans les quartiers populaires de Nouméa, mais aussi en « brousse », au nord de la capitale. Avec pour objectif de donner la parole à celles et ceux qui en sont d’ordinaire privés.
Mediapart lance « L’Œil de la recherche », une série de chroniques pour analyser les dynamiques des extrêmes droites françaises, européennes et mondiales. Loin des petites phrases, des coups de com’ et des bavardages.
Reportage, analyses, enquêtes... Dans le cadre du renforcement de sa couverture éditoriale sur les extrêmes droites, Mediapart a choisi d’investir deux postes d’observation dans lesquels elles sont au pouvoir : au gouvernement en Italie et à la tête de certaines municipalités dans le sud de la France.
Dans un contexte de plus en plus alarmant, Mediapart renforce encore sa couverture des extrêmes droites et lance une newsletter dédiée dans laquelle vous pourrez retrouver, chaque mois, nos enquêtes, nos reportages, nos analyses, mais aussi des rendez-vous inédits afin de casser la vitrine de la « normalisation ».
L’enquête préliminaire contre X..., ouverte en janvier 2013 à la suite d’une plainte pour « détournement de biens publics », déposée par un militant écologiste contre le député et maire UMP de Nice, a été classée sans suite le jeudi 7 novembre. Le plaignant pointe du doigt « les étonnantes conclusions des enquêteurs ».