Journaliste au pôle politique, je chronique le second quinquennat d'Emmanuel Macron.
Déclaration d’intérêts
Par souci de transparence vis-à-vis de ses lecteurs, les journalistes de Mediapart remplissent et rendent publique depuis 2018 une déclaration d’intérêts sur le modèle de celle remplie par les parlementaires et les hauts-fonctionnaires auprès de la Haute autorité de la transparence et de la vie publique (HATVP), instance créée en 2014 après les révélations de Mediapart sur l’affaire Cahuzac.
La première ministre a dévoilé le détail des investissements écologiques de l’État pour l’année 2024. Préparée depuis un an, la planification écologique prend forme mais elle est toujours suspendue aux arbitrages du président de la République, censé faire des annonces le 25 septembre.
Le chef de l’État hésite à faire à la droite d’opposition un joli cadeau : le retrait de l’article 3 du projet de loi immigration, qui crée un titre de séjour « métiers en tension ». Le nouvel épisode d’une stratégie de rapprochement mutuel entre le camp présidentiel et LR, qui pourrait bientôt aboutir sur un accord de gouvernement.
Autorité, savoirs fondamentaux, laïcité et uniforme : depuis la rentrée, Emmanuel Macron a placé l’école, nouveau « domaine réservé », sur les rails de la nostalgie. Une stratégie politique censée plaire à la droite, dans un quinquennat enlisé. Nouveau ministre en charge, Gabriel Attal navigue pour l’instant entre cette feuille de route conservatrice et les aspirations du corps enseignant.
Une semaine après les avoir réunis à huis clos à Saint-Denis, le président de la République a envoyé aux chefs de parti le compte rendu de leurs échanges. Un document de six pages qualifié de « vide abyssal » à gauche mais qui ouvre la porte à la principale revendication de LR et du RN : un référendum sur l’immigration.
La convocation pour la Coupe du monde de rugby d’un joueur français condamné pour violences racistes ne choque pas l’exécutif. Amélie Oudéa-Castéra s’abrite derrière la présomption d’innocence. À cinq jours du Mondial en France, personne ne veut être accusé de gâcher la fête.
Le président de la République a réuni pendant douze heures, mercredi 30 août, les dirigeants politiques du pays. La gauche en est sortie déçue et la droite sceptique. À l’Élysée, où l’on a déjà annoncé une deuxième édition, on se réjouit : aucune porte n’a claqué et l’initiative a permis de remettre le chef de l’État au centre du jeu. Mais pour quoi faire ?
Visé par un tir de LBD et tabassé le 1er juillet, Hedi n’a toujours pas reçu le moindre coup de fil du gouvernement. Les syndicats de police, eux, ont été accueillis avec les honneurs au ministère de l’intérieur. Ils font « pression » pour obtenir un statut juridique à part.
Avec la bénédiction de Gérald Darmanin, les deux principaux responsables de la police française ont dénoncé le traitement judiciaire de leurs agents. Une atteinte à la séparation des pouvoirs qu’a critiquée du bout des lèvres Emmanuel Macron lundi. Derrière lui, ses soutiens se murent dans un silence gêné.
Après de longues tergiversations, les deux figures de l’exécutif ont acté un remaniement ministériel. Exit les figures de la société civile, jugées trop discrètes, place aux fidèles et aux parlementaires. Une manière, espère-t-on à Matignon, de rendre le gouvernement plus opérationnel. Pour le souffle, il faudra repasser.
Le champion du monde français vient de signer au FC Lorient, quelques jours après avoir été acquitté des accusations de viols et d’agressions sexuelles en Grande-Bretagne. Une réhabilitation express révélatrice du fonctionnement du football hexagonal.
L’ancienne porte-parole de LR vient d’être nommée préfète déléguée en Gironde, chargée de la cohésion sociale, de la lutte contre les discriminations et de l’intégration des étrangers. Deux semaines après les révoltes urbaines, Emmanuel Macron a choisi une figure de la droite la plus dure, qui dépeint les quartiers populaires comme des « zones de non-droit » où l’on vivrait « comme au Maghreb ».
Membre de l’exécutif municipal de la commune de Seine-Saint-Denis, Timothée Gauthierot a passé quatre heures en garde à vue, mercredi. Il devrait écoper d’un rappel à la loi pour une story Instagram dans laquelle il dénonçait les violences policières et estimait que « la France mérit[ait] plus d’émeutes ».