Journaliste au pôle politique, je chronique le second quinquennat d'Emmanuel Macron.
Déclaration d’intérêts
Par souci de transparence vis-à-vis de ses lecteurs, les journalistes de Mediapart remplissent et rendent publique depuis 2018 une déclaration d’intérêts sur le modèle de celle remplie par les parlementaires et les hauts-fonctionnaires auprès de la Haute autorité de la transparence et de la vie publique (HATVP), instance créée en 2014 après les révélations de Mediapart sur l’affaire Cahuzac.
Malgré la censure de Michel Barnier, Emmanuel Macron n’entend pas changer de cap ni d’alliances politiques. Après moult hésitations, il a chargé François Bayrou de former un gouvernement qui puisse durer jusqu’à l’été, en espérant la bienveillance d’une partie de la gauche.
Le chef de l’État a réuni mardi les partis politiques. Il a vu avec intérêt le PS formuler la proposition suivante : pas de censure contre l’engagement de ne pas utiliser le 49-3. Une issue qui lui offrirait une sortie de crise tout en lui évitant de faire la moindre concession politique.
Seul candidat, l’ancien premier ministre doit être élu dimanche 8 décembre secrétaire général du parti Renaissance. Une nouvelle casquette arrachée sans l’accord du chef de l’État, comme le symbole du paradoxe Attal : premier des macronistes, il multiplie aussi les signes de distance, voire de défiance, à l’égard de l’Élysée.
La motion de censure qui a renversé le gouvernement, mercredi 4 décembre, n’a pas décidé le président de la République à changer de cap. Au contraire : il cherche désormais parmi ses plus fidèles soutiens une solution pour tenir jusqu’à l’été.
Avant même la censure du gouvernement Barnier, la possibilité refait surface ces derniers jours. Alors que les appels à la démission se multiplient, l’Élysée continue de balayer l’hypothèse… comme avant la dissolution de l’Assemblée nationale en juin.
La diplomatie française invoque l’« immunité » du premier ministre israélien pour ne pas faire appliquer le mandat d’arrêt délivré par la Cour pénale internationale. Une volte-face décidée sous la pression d’Israël, en marge des négociations pour un cessez-le-feu au Liban.
Le Rassemblement national a menacé de se rallier à la motion de censure que devrait déposer la gauche mi-décembre, après le probable 49-3 sur le budget. Le gouvernement Barnier compte désormais les jours qui le séparent de sa fin. Et la classe politique échafaude tous les scénarios.
Après le front politique et le front budgétaire, l’exécutif doit gérer la succession de plans sociaux qui menace l’économie. Un nouveau nuage dans un ciel déjà bien chargé et un dilemme pour la coalition au pouvoir : jusqu’où pousser la politique pro-business, au risque de rompre définitivement avec les classes populaires ?
Plusieurs centaines de personnes ont protesté à Saint-Denis contre l’organisation du match de football entre la France et l’Israël. La présence dans les tribunes d’Emmanuel Macron a nourri les procès en « complicité de génocide » à l’endroit du gouvernement.
Emmanuel Macron va profiter du match de football entre les deux pays pour remettre en scène l’amitié franco-israélienne. Si le ton monte à intervalles réguliers entre les deux pays, l’action diplomatique de Paris s’en tient jusqu’ici à la prudence.
Le ministre de l’intérieur est à Marseille vendredi pour y annoncer le plan du gouvernement contre le trafic de drogue. Des mesures négociées avec le premier ministre et le ministre de la justice, partisans d’une action moins tape-à-l’oeil. Mais le Vendéen court après le temps.
Emmanuel Macron a été l’un des tout premiers chefs d’État à féliciter le nouveau président états-unien après son élection. Vu de Paris, le retour au pouvoir du leader d’extrême droite ne suscite pas de crainte ni de réaction particulière.