Michaël Hajdenberg, né le 18 avril 1978, est journaliste à Mediapart, co-responsable du service Enquête. Auparavant, il a travaillé à Libération et à 20 minutes.
Déclaration d’intérêts
Par souci de transparence vis-à-vis de ses lecteurs, les journalistes de Mediapart remplissent et rendent publique depuis 2018 une déclaration d’intérêts sur le modèle de celle remplie par les parlementaires et les hauts-fonctionnaires auprès de la Haute autorité de la transparence et de la vie publique (HATVP), instance créée en 2014 après les révélations de Mediapart sur l’affaire Cahuzac.
Le projet de loi de la ministre du logement a été démoli par quelques sénateurs de droite. La mesure visant à modifier l'obligation faite aux communes de construire 20% de logements sociaux devrait être rejetée et les ponctions budgétaires prévues sur le 1% logement sont dénoncées. Hier soir, l'Elysée tentait de remettre de l'ordre dans la majorité sénatoriale. Lire aussi:
L'Etat ne loge pas les plus pauvres: les réactions à notre enquête.
Nous avons publié hier une longue enquête titrée "Sans-abri: l'Etat dépense plus et mal". Vous pouvez la lire en cliquant ici. Cette enquête évaluait le coût grandissant des différents systèmes d'hébergement d'urgence, leur peu d'efficacité sociale, les coûts indirects colossaux ainsi générés et le maquis budgétaire actuel. Fondation Abbé-Pierre, Etienne Pinte, ministère..., plusieurs acteurs et responsables réagissent et alimentent ce débat.
Chaque année, l'Etat et les collectivités locales dépensent toujours plus pour héberger les sans domicile fixe. Dans le plus grand désordre, ces budgets explosent. Et à cela s'ajoutent des coûts indirects colossaux, notamment en termes de santé publique, qui n'ont jamais été calculés. Alors que Christine Boutin présente devant le Sénat son projet de loi contre l'exclusion, le gouvernement ne semble pas comprendre qu'investir durablement dans le logement social lui permettrait à moyen terme de faire des économies qui se chiffrent en milliards d'euros. Lire aussi:
Le détail des mesures du projet Boutin et la remise en cause de la SRU
Le débat sur le revenu de solidarité active (RSA) commence, jeudi 25 septembre, à l'Assemblée nationale. Alors que plus de 20% des jeunes de 18 à 25 ans vivent sous le seuil de pauvreté, selon l'Insee, ils sont exclus du dispositif. Ils restent les grands oubliés des politiques publiques. Michel Rocard et Martin Hirsch s'expliquent. Quelle jeunesse se cache derrière les chiffres? Comment, de quoi, vivent-ils? Que font les autres pays européens? C'est l'objet de cette série de six articles que Mediapart publie cette semaine.
La France a choisi de ne pas donner de minima sociaux aux moins de 25 ans. Mais elle a multiplié les emplois aidés, pensant encourager l'insertion professionnelle des jeunes. Le bilan est plus que nuancé. Flashback sur trente ans de contrats aidés et de poussées de fièvre, du CIP d'Edouard Balladur au CPE de Dominique de Villepin...
Pierre Méhaignerie, président de la commission des affaires sociales de l'Assemblée nationale, assure que les députés UMP ne voteront pas le texte sur le RSA en l'état. Il juge indéfendable que les plus aisés ne participent pas à l'effort de solidarité.
Martin Hirsch a présenté hier en conseil des ministres le projet de loi généralisant le RSA. Le dispositif mis en place a été sévèrement critiqué. «Loin d'être une révolution», selon les associations, il marquerait «la naissance d'un régime de précarité assistée» d'après Serge Paugam, directeur d'études à l'EHESS. Le haut-commissaire aux solidarités actives, répond sur les thèmes qui font débat: trappe à précarité, maintien du bouclier fiscal, perte d'allocation en cas de refus d'offre d'emploi.Lire également: l'analyse de Jean-Michel Helvig, "Faut-il brûler si vite le RSA?", et notre article sur "le débat politique sur le financement fait rage".
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Les journalistes de Mediapart utilisent aussi leurs blogs, et participent en leurs noms à cet espace de débats, en y confiant coulisses d’enquêtes ou de reportage, doutes ou réactions personnelles à l’actualité.
Les délires de Gérard Darmon, on pouvait en rire. Mais samedi soir, face à Laurent Ruquier, c’est le ministre de la justice Éric Dupond-Moretti qui a multiplié les mensonges sur Mediapart. Sans être contredit.
« Les vacances de Jean-Michel Blanquer à Ibiza... Est-ce que c’est d’importance primordiale ? », demande Laurent Ruquier à Edwy Plenel sur France 2. Comme si la communication catastrophique d'un ministre n'était pas d'intérêt public. Comme si nous préférions que ce soit cette information plutôt qu'une autre de nos révélations qui fasse événement.
Il y a les enquêtes. Et il y a les arrières cuisines. Ce qu’on donne à voir. Et ce qu’on ne raconte que rarement. Comment se conçoit l’information ? C'est l'objet de notre Lettre hebdomadaire du samedi.
Entre un ministre qui pense que des trafiquants de stups gagnent 100 000 euros par jour et des élus s’imaginant trop désirables pour être soupçonnés de viol, on ne sait plus qui récompenser. A vous de décider.
Nous ne parlons jamais des enquêtes que nous ne publions pas. Mais pour une fois, le travail réalisé par « Envoyé spécial » sur Nicolas Hulot nous en donne l’occasion. Combien de fois, depuis quatre ans, avons-nous été interpellés sur les possibles agressions sexuelles de l’ancien ministre ?